La vente de billets de festivals au marché noir à des prix exorbitants pourrait entraîner de lourdes sanctions en Tunisie. Selon l’avocate Ibtissem Belhaj Khadhar, la revente massive de tickets avec une forte augmentation des prix constitue une pratique assimilée à une forme de monopole interdite par la loi.
Elle a rappelé que l’article 32 de la loi relative à la protection du consommateur prévoit des amendes allant de 1 000 à 20 000 dinars, ainsi qu’une peine d’emprisonnement pouvant aller de 16 jours à 3 mois pour les pratiques commerciales illégales. L’avocate a également souligné que ce cadre juridique s’inscrit dans les dispositions du décret-loi n°14 de 2022 relatif à la lutte contre la spéculation illégale, appelant à renforcer les mécanismes de distribution des billets, notamment à travers les maisons de jeunes et les centres culturels, afin de limiter l’intervention des spéculateurs.




