Forêts brûlées : il faut attendre jusqu’à deux ans avant de replanter les arbres

La Direction générale des forêts a appelé à ne pas se précipiter dans le reboisement des zones ravagées par les incendies, soulignant que la restauration des forêts repose avant tout sur une évaluation scientifique et un processus naturel de régénération.

Selon l’administration, il faut généralement attendre entre un et deux ans avant toute intervention humaine. La première année est consacrée à la sécurisation des sites, à l’élimination des arbres calcinés, à la lutte contre les ravageurs, à la prévention de l’érosion des sols et à l’interdiction du pâturage afin de protéger les jeunes pousses. Durant la deuxième année, les espaces brûlés sont laissés à leur régénération naturelle, plusieurs essences méditerranéennes, comme le pin d’Alep, le chêne ou le caroubier, étant capables de repousser grâce à leurs graines résistantes à la chaleur ou à leurs systèmes racinaires.

Ce n’est qu’à partir de la deuxième ou de la troisième année, si cette régénération s’avère insuffisante, qu’un reboisement artificiel est envisagé, de préférence entre novembre et mars, avec des espèces locales résistantes aux incendies et à la sécheresse. La Direction générale des forêts insiste enfin sur le fait qu’un reboisement trop précoce peut compromettre la régénération naturelle et fragiliser davantage les sols.