Énergie en Tunisie : la STEG a perdu 87 % de ses investissements en cinq ans

Selon un rapport de l’Observatoire tunisien de l’économie, les coupures d’électricité enregistrées durant l’été 2026 ne s’expliquent pas uniquement par les fortes chaleurs et la hausse de la consommation liée à la climatisation.

Elles révèlent surtout un déficit chronique d’investissements dans les infrastructures de production d’électricité. Entre 2021 et 2025, les investissements de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) ont chuté de près de 87 %, passant de 1,947 milliard de dinars sur la période 2016-2020 à seulement 248 millions de dinars. Dans le même temps, la demande en électricité a continué de progresser, atteignant un pic historique de 4 888 MW en août 2024.

Le rapport souligne également que les nouvelles capacités de production mises en service ces dernières années proviennent essentiellement de projets lancés auparavant, tandis que les nouveaux investissements se sont fortement ralentis. Pour les auteurs de l’étude, la canicule n’a fait qu’exposer les faiblesses d’un système énergétique fragilisé depuis plusieurs années par le sous-investissement et les retards dans le développement des infrastructures.