Europe centrale : une nouvelle vague de chaleur fait grimper le mercure jusqu’à 41°C

Une nouvelle vague de chaleur frappe l’Europe centrale, où les températures devraient atteindre jusqu’à 41°C dans les prochains jours. Face à cette situation, plusieurs pays ont renforcé leurs mesures d’urgence afin de prévenir les risques d’incendies et de faire face à la pression croissante sur les réseaux d’eau et d’énergie.

En Hongrie, le service météorologique HungaroMet prévoit des températures de 39°C vendredi et de 40 à 41°C au cours des six prochains jours. Le Premier ministre, Peter Magyar, a appelé les industriels à réduire volontairement leur consommation d’électricité afin d’éviter une crise énergétique.

Le pays est également confronté à des difficultés d’approvisionnement en eau. À Szentendre, des milliers d’habitants ont été privés d’eau potable, conduisant les autorités à mobiliser l’armée pour assurer le ravitaillement à l’aide de camions-citernes et de milliers de sachets d’eau.

En Slovaquie, des alertes à la chaleur couvrent l’ensemble du territoire, avec un niveau maximal dans le sud-ouest. Les autorités mettent aussi en garde contre un risque élevé de feux de forêt.

La Slovénie fait face à une situation similaire. L’Agence slovène de l’environnement (ARSO) a placé l’ouest du pays en risque d’incendie « extrêmement élevé » et interdit plusieurs activités susceptibles de provoquer des départs de feu. Sur la côte adriatique, la température de la mer pourrait dépasser le record historique de 30,4°C enregistré en 2010.

En Roumanie, des alertes jaune et orange sont en vigueur dans la moitié ouest du pays, où les températures pourraient atteindre localement 40°C. Les services météorologiques n’excluent pas le déclenchement d’une alerte rouge dans les prochains jours.

L’Autriche est également touchée par cette vague de chaleur, avec des températures comprises entre 38 et 39°C, pouvant atteindre localement 40°C dans l’est du pays. Les prévisions indiquent que cet épisode devrait se poursuivre jusqu’au début de la semaine prochaine.

Par ailleurs, les précipitations enregistrées depuis le début de l’année sont inférieures d’environ 30 % aux normales saisonnières, faisant des sept premiers mois de 2026 la période la plus sèche observée depuis le début du XXe siècle.