Incendies au Maghreb : Greenpeace interpelle les États sur leur responsabilité climatique

Six morts en Algérie, cent cinquante habitations endommagées et près de 1550 feux en douze jours.

En Tunisie, plus de 240 hectares partis en fumée en juillet 2026 et plus de 35 incendies de forêt entre le 1er juin et le 25 juillet, selon les chiffres de la protection civile.

Au Maroc, le bilan s’alourdit à son tour.

Face à ces chiffres alarmants, la responsable des campagnes régionales de l’organisation Greenpeace a souligné que “les pertes ont dépassé les dommages matériels directs pour toucher le droit à la vie, à un logement sûr et à un environnement sain”

Dans un communiqué publié, lundi, la responsable a affirmé que derrière les hectares brûlés et les maisons détruites, des communautés déstabilisées, des familles déplacées et une capacité de résilience qui s’érode à chaque nouvelle catastrophe.

Pour la responsable, la crise climatique ne se mesure pas aux seules envolées de température. Elle se mesure à la souffrance humaine qu’elle engendre.

Selon Greenpeace, ces incendies ne sont pas “des accidents”. Ils sont plutôt une composante d’un schéma global, “de plus en plus fréquent et intense”, nourri par des pics de chaleur records et des sécheresses prolongées.

Le changement climatique ne déclenche pas les feux. Il les rend plus probables, plus rapides, plus dévastateurs. C’est aussi un facteur aggravant systématique que les politiques publiques continuent de sous-estimer.

Greenpeace a estimé que la réponse post-catastrophe ne suffit plus. Pour y remédier, elle exige des investissements concrets dans la prévention et l’adaptation, la responsabilisation des États les plus émetteurs de gaz à effet de serre, et la mobilisation des financements climatiques pour les communautés qui paient le prix d’une crise qu’elles n’ont pas créée.