L’Association TunSea pour la Science Participative a récemment alerté sur le déclin de l’oursin violet en Tunisie, appelant à une gestion proactive urgente de cette espèce marine de grande importance.
Selon l’association, l’oursin violet est considéré comme une “espèce clé” du milieu marin. Il joue un rôle essentiel dans la régulation de la croissance des algues et la préservation des herbiers de Posidonie. Son absence perturbe gravement l’équilibre des habitats rocheux et, par extension, l’ensemble de la richesse biologique marine.
En raison de sa fragilité, cette espèce est protégée par plusieurs accords internationaux auxquels la Tunisie est liée, notamment, la Convention de Barcelone (Son annexe III stipule que l’exploitation de l’oursin doit être réglementée et durable), la Convention de Berne qui impose également une gestion stricte pour maintenir les stocks naturels et la Directive Habitats de l’UE qui exige une gestion durable de son exploitation.
Plusieurs pays méditerranéens tirent actuellement la sonnette d’alarme face à la diminution drastique des stocks d’oursins violets (Paracentrotus lividus). Ce déclin, causé par la surpêche, la dégradation des habitats et le changement climatique, menace l’équilibre des écosystèmes marins.
Toutefois, alors que des pays voisins ont déjà pris des mesures radicales — comme l’Italie, qui a interdit la pêche aux oursins dans les Pouilles jusqu’en 2029, ou Malte, qui a lancé des programmes de réhabilitation — la Tunisie accuse un retard en matière de données et ne dispose actuellement d’aucune image scientifique précise de l’état de ses stocks sur ses côtes.
Ainsi, pour pallier ce retard et respecter ses engagements internationaux, la Tunisie doit impérativement, selon la Tunsea, lancer des études scientifiques immédiates pour cartographier l’état réel des populations d’oursins sur le littoral, adopter une approche proactive en instaurant une gestion stricte et durable de l’exploitation et renforcer la protection des habitats rocheux afin de freiner la perturbation des richesses biologiques marines.




