Une audience est prévue mardi 21 juillet devant la Cour d’appel de Tunis pour examiner l’opposition introduite par la défense du journaliste Hamza Belloumi et de la rédactrice en chef de l’émission Le Huitième Jour (Al Youm Athamen) sur la chaîne El Hiwar Ettounsi, Insaf Boughdiri, contre un jugement rendu par défaut les condamnant à une peine d’un an de prison et à une amende, a indiqué vendredi Belloumi.
Dans une déclaration à l’agence TAP, le journaliste a précisé avoir appris la semaine dernière qu’un tribunal de première instance de la Manouba avait prononcé en 2024 un jugement par défaut les condamnant à une amende dans une affaire intentée en 2015 par l’ancien président de la République, Moncef Marzouki.
Selon lui, le parquet a fait appel de cette décision, conduisant la Cour d’appel à prononcer, en juin 2026, une peine d’un an d’emprisonnement assortie d’une amende à l’encontre des deux prévenus.
Hamza Belloumi a affirmé que lui-même et Insaf Boughdiri n’avaient pas pu exercer leur droit à la défense, faute d’avoir été notifiés des convocations aux audiences en première instance comme en appel.
Il a rappelé que l’équipe de l’émission avait présenté des excuses publiques après la diffusion d’une vidéo falsifiée concernant l’ancien chef de l’État.
Il a également indiqué que, lors de l’instruction, l’équipe de l’émission avait été entendue par le juge d’instruction, lequel avait écarté l’hypothèse d’une entente avancée par la défense du plaignant et considéré les faits comme une erreur professionnelle, sans intention de diffamation ou d’atteinte à la réputation.
Selon Belloumi, l’équipe pensait que l’affaire avait été définitivement close après la présentation de ces excuses publiques.




