L’apparition du requin bleue au large des côtes de Menzel Temime, dans le gouvernorat de Nabeul, ne doit pas être un motif d’inquiétude et constitue plutôt un indicateur positif de la santé et de l’équilibre de l’écosystème marin en mer Méditerranée, a indiqué le Fonds mondial pour la nature (WWF) en Afrique du Nord.
Et d’ajouter que le requin bleue ne représente pas de danger direct pour l’homme, car son alimentation se compose essentiellement de petits poissons et de calmars et que les incidents qui lui sont liés restent extrêmement rares à l’échelle mondiale.
L’apparition de cette espèce qui vit habituellement en haute mer, dans les eaux profondes et parcourt de longues distances à travers les mers (y compris la Méditerranée), peut être liée à des facteurs naturels, a expliqué WWF dans un communiqué.
Parmi ces facteurs figurent le déplacement des bancs de poissons, les courants marins ou les variations de la température de l’eau, a fait savoir la même source.
Le Fonds a souligné par ailleurs que cette espèce fait face à des pressions croissantes en raison de la surpêche et des captures accidentelles, le classant ainsi parmi les espèces « quasi menacées » d’extinction au niveau mondial, avec une situation encore plus vulnérable en mer Méditerranée.
Le WWF a appelé dans ce sens les citoyens à respecter la vie marine lors de l’observation de ces espèces, à ne pas s’en approcher ni tenter de les perturber et à informer les autorités compétentes en cas de leur apparition près des plages ou dans des eaux peu profondes.




