Le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, a affirmé, mardi, que l’État a mobilisé les ressources nécessaires et assuré l’appui institutionnel requis afin de garantir la réussite de la stratégie nationale multisectorielle de sécurité routière.
Intervenant à l’ouverture d’un atelier de travail consacré à l’évaluation de cette stratégie, le ministre a appelé à ancrer une culture du résultat, à renforcer le sens des responsabilités et à adopter une gestion fondée sur des indicateurs clairs et mesurables, en vue d’optimiser l’utilisation des ressources disponibles.
Il a souligné que cette stratégie ne constitue pas un simple plan sectoriel restreint, mais un choix souverain et fédérateur traduisant la volonté de l’État de réduire les pertes humaines et matérielles causées par les accidents de la route.
Il a ajouté que la sécurité routière est devenue une responsabilité collective impliquant des dimensions sécuritaires, sanitaires, éducatives, communicationnelles, ainsi que les secteurs des infrastructures et du transport.
Le ministre a aussi souligné que la concrétisation de cette vision repose sur l’engagement de l’ensemble des parties prenantes à traduire les objectifs fixés en résultats tangibles ayant un impact positif sur la vie des citoyens. Il a à cet égard mis en exergue le rôle essentiel de la société civile et du secteur privé aux côtés des différentes structures publiques concernées.
Abordant les disparités régionales en matière de circulation routière, le ministre a indiqué que les défis diffèrent d’une région à l’autre, ce qui requiert un renforcement de l’appui logistique et de la coordination au profit des commissions régionales, ainsi qu’une plus grande implication des autorités locales et des acteurs de terrain. « le succès attendu ne peut être atteint depuis les bureaux, mais repose avant tout sur l’efficacité de l’action menée aux niveaux régional et local », a-t-il souligné.
Le ministre a, en outre, estimé que la Tunisie est aujourd’hui confrontée à un défi national et humain qui ne tolère ni hésitation ni retard.
Il a appelé à passer de la phase de planification à une mise en œuvre effective sur le terrain afin de préserver des vies humaines, dans le cadre d’une vision commune fondée sur une répartition claire des rôles et sur la pérennisation du partage d’expertises entre les différents intervenants.
La Stratégie nationale multisectorielle de sécurité routière 2025-2034 vise à réduire de moitié le nombre des accidents de la route. Elle s’articule autour de cinq axes stratégiques et de 168 actions complémentaires, mobilisant plus de 15 structures publiques. Elle prévoit notamment la modernisation du cadre législatif et réglementaire, le recours aux nouvelles technologies pour renforcer l’application des lois et l’amélioration des infrastructures.
Parmi les mécanismes destinés à soutenir la mise en œuvre de cette stratégie figure la création d’une plateforme participative de suivi et d’évaluation en temps réel, conçue pour faciliter la communication et la coordination entre les différentes institutions partenaires.




