En Tunisie, les inégalités entre les femmes et les hommes ne se limitent plus uniquement au monde du travail : elles se répercutent désormais directement sur l’accès au logement. Une étude publiée le 19 mai 2026 par l’association Intersection pour les droits et les libertés et le média Diwan Al Omran révèle que les Tunisiennes, moins présentes sur le marché de l’emploi et moins rémunérées que les hommes, rencontrent davantage de difficultés pour se loger dignement dans les villes.
Malgré un niveau d’études souvent élevé, les femmes continuent de subir des écarts de salaire qui ne s’expliquent pas uniquement par les qualifications ou l’expérience, mais aussi par des discriminations structurelles liées au genre. Dans le même temps, la flambée des prix de l’immobilier et du coût de la vie urbaine aggrave leur vulnérabilité économique. Avec des revenus plus faibles, elles consacrent une part plus importante de leur budget au loyer, aux transports et aux charges quotidiennes, ce qui les pousse parfois vers des logements plus précaires ou éloignés.
L’étude souligne ainsi que les villes ne font pas que refléter les inégalités sociales : elles participent aussi à leur reproduction, transformant progressivement l’accès au logement en un véritable facteur d’exclusion pour de nombreuses femmes tunisiennes.




