En Tunisie, la hausse du prix de la tomate, récemment au-delà des cinq dinars, reflète une crise plus profonde au sein de la filière agricole. Loin d’être uniquement liée à la spéculation, cette situation s’explique par une accumulation de difficultés auxquelles font face les producteurs, depuis les retards dans la distribution des plants jusqu’aux pénuries d’intrants essentiels comme les engrais.
À cela s’ajoutent la rareté de la main-d’œuvre agricole et la baisse progressive des surfaces cultivées, conséquence d’un manque de soutien structurel. Les perturbations climatiques, notamment les inondations de début d’année, ont également aggravé la situation, certains agriculteurs attendant encore des indemnisations. Selon les professionnels du secteur, la flambée des prix résulte ainsi d’un déséquilibre entre l’offre et la demande, dans un contexte de transition entre saisons agricoles.
Cette conjoncture met en lumière les fragilités d’un modèle agricole dépendant des importations et souligne l’urgence d’investir dans des solutions durables, notamment à travers le développement de semences locales et le renforcement de la recherche scientifique.




