Le président de l’Assemblée des représentants du peuple, Brahim Bouderbala, a réaffirmé l’attachement du parlement aux constantes nationales fondées sur le respect de la dignité humaine et du principe d’égalité. Il a précisé que les déclarations de certains députés, notamment celles de l’élu Tarek Mahdi, n’engagent pas l’Assemblée et ne reflètent en aucun cas ses positions officielles.
S’exprimant mardi à l’ouverture d’une séance plénière consacrée à l’examen d’une proposition de loi relative à la régularisation des infractions de change, Bouderbala a souligné que la Tunisie, forte de son long combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes, ne saurait tolérer aucune atteinte au statut de la femme tunisienne. Il a rappelé que celle-ci constitue un pilier essentiel des institutions de l’État et de la société.
Il a également insisté sur l’adhésion de la Tunisie aux valeurs universelles des droits de l’Homme, fondées sur l’égalité entre tous les individus, sans distinction, si ce n’est sur la base du comportement. Au nom des députés, il a réaffirmé l’attachement à ces principes et au respect de la dignité humaine, quelles que soient les origines, les appartenances ou les croyances.
Le président du Parlement a par ailleurs mis en avant l’ancrage africain de la Tunisie, rappelant son rôle historique dans l’abolition de l’esclavage dès 1846, ainsi que les positions constantes du peuple tunisien en faveur des opprimés et de l’égalité entre les peuples.
Concernant la question migratoire, Bouderbala a souligné l’engagement de la Tunisie à respecter les conventions internationales et à garantir un traitement humain des migrants. Il a toutefois réaffirmé le refus de voir le pays devenir une terre d’installation ou de transit pour la migration irrégulière.
Et d’ajouter que la gestion de ce phénomène doit se faire dans le strict respect de la souveraineté nationale et de l’application des lois encadrant la présence des étrangers, pointant certains pays, dont les politiques, notamment coloniales, ont contribué à l’aggravation de cette problématique.
Bouderbala a appelé à ne pas instrumentaliser cette affaire, estimant que la polémique suscitée ne reflète ni la position du député concerné ni celle de l’institution législative dans son ensemble.
Plus tôt dans la journée, le député Tarek Mahdi a présenté ses excuses pour toute déclaration pouvant être interprétée comme une atteinte à la dignité des Tunisiens, des Tunisiennes ou de toute personne, quelle que soit sa nationalité.
Il a précisé que ses propos, tenus lundi lors d’une séance plénière consacrée aux questions adressées au ministère de l’Intérieur, n’avaient aucunement pour objectif d’encourager ou de justifier le viol, ni d’offenser les femmes tunisiennes. Il a expliqué avoir voulu, en tant que représentant du peuple, répondre à ce qu’il considère comme des allégations infondées relayées sur les réseaux sociaux concernant de supposés cas de viols visant des femmes originaires d’Afrique subsaharienne.




