Chine : plus de 7 000 cas de chikungunya, une nouvelle épidémie menace-t-elle ?

Un nouveau foyer épidémique inquiète le sud de la Chine : le virus du chikungunya, transmis par certaines espèces de moustiques comme l’Aedes aegypti et l’Aedes albopictus, a déjà infecté plus de 7 000 personnes dans la ville de Foshan, avec des cas isolés signalés dans d’autres localités de la province du Guangdong.

Face à l’un des épisodes de contamination les plus importants depuis l’apparition du virus en Chine il y a près de vingt ans, les autorités locales déploient un arsenal de mesures inspirées de la lutte contre la COVID-19, incluant dépistage massif, isolement des malades et désinfection des quartiers. Elles recourent également à des méthodes innovantes, telles que l’introduction de poissons mangeurs de larves dans les plans d’eau et la libération de moustiques inoffensifs pour limiter la prolifération des vecteurs. Le chikungunya, identifié pour la première fois en Tanzanie en 1952, provoque fièvre, fatigue, nausées et douleurs articulaires intenses pouvant persister plusieurs mois, voire années.

Bien que rarement mortel et non transmissible entre humains, il reste particulièrement dangereux pour les nourrissons et les personnes âgées, aucun traitement spécifique n’existant à ce jour en dehors de la prise d’antalgiques pour soulager les symptômes.