Des députés appellent à la révision de la politique de protection de l’enfance en Tunisie

Des députés au parlement ont appelé mercredi à la révision de la politique de protection de l’enfance en Tunisie compte tenu de l’augmentation continue du nombre de violations et abus contre les enfants.

Lors d’une séance d’audition organisée par la commission de la santé et des affaires sociales au parlement, les députés ont souligné la nécessité d’adopter une approche efficace dans le traitement des problématiques liées à la violence et au décrochage scolaire.

Dans ce contexte, la députée Hayet Amri a fait remarquer que le tiers des délégations du pays sont dépourvues d’institutions de protection de la petite enfance sachant que plus de 90% de ces institutions sont placées sous la tutelle du secteur privé et enregistrent l’absence de cadres spécialisés.

Elle a, en outre, signalé qu’une grande partie de ces enfants sont victimes du divorce puisque la Tunisie enregistre 46 divorces par jour soit 13 mille cas par an appelant à développer les institutions de l’enfance de manière à répondre aux besoins de toutes les catégories notamment celles vulnérables.

D’autres députés ont déploré la détérioration des conditions dans les jardins d’enfants municipaux.

Dans ce sens, la députée Amel Saïdi a indiqué que 6 jardins d’enfants municipaux seulement sont actuellement actifs sur un total de 42 structures appelant à mobiliser les moyens humains et financiers pour ces institutions.

Par ailleurs, l’accent a été mis sur l’importance de mettre en œuvre le décret gouvernemental relatif au transport sécurisé des ouvrières agricoles et le renforcement de l’autonomisation économique des femmes dans les régions.