L’Union des propriétaires d’établissements privés d’enseignement et de formation appelle à développer les législations du secteur afin de réduire les abus

L’Union des propriétaires d’établissements privés d’enseignement et de formation, a appelé, mercredi, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, à développer les législations relatives au secteur de l’enseignement supérieur privé, afin de réduire les abus enregistrés dans un certain nombre d’établissements universitaires privés.

Dans une déclaration à la TAP, Khammasi, a appelé l’autorité de tutelle, à réglementer le secteur de l’enseignement supérieur privé, à la lumière des “dépassements enregistrés dans certains établissements”.

Il a estimé que la flexibilité de la législation relative au secteur est à même de permettre aux propriétaires d’établissements d’enseignement supérieur privés de travailler dans le cadre du respect de la loi, de leur apporter un confort de travail et d’attirer un plus grand nombre d’étudiants étrangers.

Khammasi a dans ce contexte, déploré ce qu’il a qualifié de “chaos qui a frappé le secteur”, lequel connaît une expansion des investissements nationaux et étrangers, aboutissant à l’acquisition d’un certain nombre d’institutions universitaires par des étrangers, menaçant ainsi de nombreux investisseurs tunisiens, qui ne sont plus en mesure de suivre le rythme de la concurrence étrangère.

Cette situation a conduit certains d’entre eux, ajoute Khammassi, à “recourir à la publicité déguisée”, à travers l’utilisation de méthodes adoptées par d’illustres enseignes étrangères, dans le but d’attirer davantage d’étudiants tunisiens et étrangers”.

A cet égard, Khammasi a indiqué que certains propriétaires d’établissements éducatifs privés ont tenté de surmonter les obstacles qui freinent le secteur, pour être en phase avec l’évolution qu’il connait à l’échelle internationale au niveau des programmes à travers une ouverture sur les institutions étrangères par le biais de partenariats.

Khammasi a dans ce sens affirmé que l’Union envisage de revoir les conditions et les critères relatifs à la mise à niveau de l’enseignement supérieur privé et d’ouvrir la voie devant les initiatives privées, tout en veillant à ce qu’elles respectent la législation en vigueur.

Il a appelé dans ce contexte à la nécessité pour l’Union d’avoir une représentativité au niveau des comités nationaux sectoriels, par l’intermédiaire d’enseignants proposés par les institutions concernées, ainsi qu’à conférer davantage de transparence sur les opérations d’acquisition d’établissements d’enseignement supérieur privé par des étrangers, selon un cahier des charges rédigé de manière participative, dans le respect de la législation relative à la cession des actions des entreprises.

Au sujet des préparatifs de la rentrée universitaire, Khamassi a indiqué que l’Union avait organisé une série de réunions avec un certain nombre de présidents d’universités privées pendant les vacances d’été, pour débattre de la réalité du secteur et ses perspectives d’avenir, en l’absence d’une vision claire définissant les objectifs.

Il a souligné que l’enseignement privé en Tunisie traverse une crise structurelle depuis sa création en l’an 2000, qui s’est aggravée avec le temps, précisant que ce secteur n’a pas bénéficié du soutien nécessaire en dépit de son rôle important”.