Rapport sur le transition démocratique et les droits de l’Homme en Libye, Egypte et en Tunisie

Une conférence de presse s’est tenue ce mardi 7 juillet 2020 au siège du Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT) autour du rapport semestriel de la transition démocratique en Tunisie, en Egypte et en Libye.

L’Egypte serait au cœur d’une transition démocratique difficile suite à un coup d’Etat militaire idem pour le conflit militaire qui a conduit à la mort de plusieurs civiles.

  • Bilel Charni présente la réalité augmentée

A travers l’application Zappar, l’utilisateur peut prendre en photo une image et obtenir des informations la concernant. Il s’agit d’une première dans le domaine des médias pour faciliter l’obtention des informations.

Il suffit donc de scanner la photo pour obtenir des informations.

  • Mohamed Omrani : Directeur exécutif du Centre Daam (Egypte)

Mohamed Omrani a affirmé avoir passé près d’une année, avec son équipe, à récolter des informations pour les répartir selon le développement de la situation en Egypte sur le plan politique et celui des droits de l’Homme.

Il résume cette collecte d’informations en mettant en avant la mauvaise gestion de l’Etat qui a provoqué des manifestations. Selon M. Omrani les manifestants ont été maltraités par les autorités, certains comptes Facebook ont été suspendus pour empêcher les activistes de s’organiser pour participer aux manifestations.

Omrani précise qu’Al-Sissi a décidé de prolonger son mandat jusqu’en 2024 pour dénoncer le fait que le pouvoir est totalement dominé par l’exécutive.

Les infractions aux droits de l’Homme ne s’arrêtent pas à l’oppression des manifestants. Des prisonniers libérés, en conditionnel, sont surveillés et se font même arrêter par la police.

Lors de sa prise de parole, Omrani a énuméré les infractions et les agressions faites par les autorités qui n’ont aucune limite. Certains citoyens ont été torturés ou agressés devant leurs jeunes enfants.

Il conclut en affirmant que, lundi 6 juillet, une loi a été promulguée pour mettre des postes militaires dans chaque délégation pour imposer davantage de contrôle.

  • Khalil Larbi – Responsable de l’unité des recherches et des études du centre Daam

Lors de son intervention, il a dénoncé le fait qu’au parlement tunisien, les députés se focalisent sur le côté moral. Il affirme que c’est un point positif pour cette transition démocratique, cependant, ceci ouvre d’autres portes à d’autres sujets.

Les députés cherchent avant tout à servir les intérêts de leurs partis politiques et s’égarent et s’éloignent de leur travail au parlement.

  • Imed Irkiaa – Centre de lutte pour les droits de l’Homme (Libye)

Deux problèmes importants existent en Libye :

– La légitimité du pouvoir

– Deux parties au parlement sont le résultat d’un conflit armé

Il a expliqué que le retrait de quatre membres du gouvernement a conduit à davantage de complications et de mauvaises gestions à cause d’une fracture ou d’une division.

Les médias nationaux parlent au nom des groupes armés en Libye.

Sa présence à la conférence de presse pourrait lui causer des problèmes et pourrait même être accusé de traîtrise.

Il conclut son intervention en affirmant que les jeunes qui sont armés pour protéger les vieux qui sont au pouvoir devraient être le moteur du développement du pays.