Première réunion du comité de pilotage de la bonne gouvernance dans le secteur pharmaceutique

Le comité de pilotage de la bonne gouvernance dans le secteur pharmaceutique a tenu, mardi, sa première réunion au siège du ministère de la santé.

Ce comité crée par l’arrêté du 4 novembre 2014, dans le cadre de la mise en oeuvre du programme de bonne gouvernance dans le secteur pharmaceutique, initié par le ministère de la santé en coopération avec l’Organisation Mondiale de la Santé, est formé de l’ensemble des intervenants dans le domaine du médicament, et de la pharmacie ainsi que de représentants de la société civile.

Ce programme, qui vise les systèmes de fonctionnement du secteur pharmaceutique, a pour objectif d’ancrer et d’assurer un comportement responsable de toutes les parties prenantes.

Ses principes directeurs sont l’intégrité, le respect, la réactivité, la responsabilité, la collaboration et la transparence, notamment par la divulgation publique des relations et des conflits d’intérêts potentiels pouvant lier l’industrie pharmaceutique aux parties prenantes, aux professionnels de la santé et aux associations de patients. La 1ère phase du programme qui a démarré en 2012, est une évaluation nationale de la transparence du système pharmaceutique national et son degré de vulnérabilité à la corruption et aux pratiques non- éthiques.

Sa 2ème phase vise à développer un programme national de bonne gouvernance qui se base sur les résultats de la 1ère phase déjà adoptés par le ministère de la santé, alors que la phase finale consiste en la mise en oeuvre d’un Programme National de Bonne gouvernasse.

Les résultats enregistrés à l’issue de la première étape à savoir l’évaluation, ont aidé à mieux connaître les points faible en matière de corruption, surtout sur le plan législatif, et les lacunes qui laissent la porte ouverte aux tentatives de corruption et de pratiques contraires à l’éthique spécialement au niveau de la promotion des produits pharmaceutiques, de la publicité et de l’étude des dossiers des médicaments. Ils ont permis, aussi, de déterminer les mesures qui doivent être prise afin d’augmenter la transparence.

Le conseiller du ministre de la santé chargé des médicaments Omar Touil, a fait savoir que le programme en question est opérationnel dans 36 pays à travers le monde. Il a souligné que le ministère de la santé a adopté les résultats de cette évaluation qui jette la lumière sur tous les problèmes auxquels le secteur fait face s’agissant, notamment, des conflits d’intérêt, de la publicité, des cahiers des charges, de l’importation des médicaments etc..