En coordination avec le Croissant-Rouge tunisien et les autorités régionales et locales, en particulier celles du gouvernorat de Sfax, environ 4 500 migrants subsahariens ont bénéficié du programme de retour volontaire vers leurs pays d’origine.
C’est ce qu’a déclaré, samedi, à l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), le porte-parole de la Direction générale de la Garde nationale, le colonel-major Houssemeddine Jebabli.
Il a, dans ce sens, souligné que, conformément aux orientations nationales relatives à la gestion du dossier de la migration irrégulière, le programme de retour volontaire est mis en oeuvre selon une approche conciliant impératifs humanitaires et sécuritaires.
Il a précisé que, dans une première phase, les procédures de retour des migrants disposant de documents de voyage ont été simplifiées. Face à l’augmentation du nombre de personnes souhaitant regagner leur pays sans passeport, la coordination avec les ambassades et consulats concernés a ensuite été renforcée, par l’intermédiaire de la Direction générale de la police des frontières et des étrangers, afin de faciliter la délivrance d’autorisations de transit et l’accomplissement des formalités nécessaires au retour.
Parallèlement, des campagnes de sensibilisation ont été organisées à travers le pays, en coordination avec le Croissant-Rouge tunisien, afin de promouvoir le programme de retour volontaire et de faire connaitre ses avantages.
Selon le responsable, le nombre de personnes souhaitant regagner leur pays d’origine a considérablement augmenté ces derniers temps. Il a indiqué qu’au cours de cette semaine, 420 personnes ont été transférées vers le “point de reassemblement situé au point kilométrique 21 à El Amra (Sfax), en vue de finaliser les démarches administratives et logistiques liées à leur rapatriement.
Pour Jebabli, cet intérêt croissant pour le retour volontaire s’explique par les résultats positifs enregistrés par les différentes unités sécuritaires, notamment la Direction générale de la Garde nationale, dans la lutte contre les réseaux de migration irrégulière et les tentatives de franchissement illicite des frontières maritimes.
Et d’affirmer que “ces résultats ont été obtenus grâce au renforcement des moyens humains et matériels déployés le long des côtes tunisiennes et à la mise en place d’un dispositif global de surveillance.
Le porte-parole a ajouté que “les efforts déployés depuis trois ans, avec la participation des différents structures de la Direction générale de la Garde nationale, ont permis de réduire significativement les tentatives illégales de franchissement des frontières maritimes et terrestres”. De ce fait, un nombre croissant de migrants en situation irrégulière opte pour un retour volontaire et sécurisé vers leur pays d’origine, a-t-il relevé.
Il a affirmé que “le ministère de l’Intérieur poursuit son action selon une approche équilibrée qui conjugue le respect des droits humains et l’application de la loi, en coordination avec les différentes structures nationales et les organisations partenaires, dans le but de renforcer la sécurité et la stabilité du pays, tout en préservant la dignité de toutes les personnes concernées.”




