Tunisie : Les journalistes de Tozeur se plaignent des difficultés pour l’obtention des informations auprès de l’IRIE

Des journalistes et des correspondants de médias présents au siège de l’Instance régionale indépendante pour les élections (IRIE) du gouvernorat de Tozeur, se sont plaints, mercredi matin, des difficultés rencontrées pour l’obtention d’informations instantanées et l’absence de malléabilité de la part des membres de l’IRIE, ce qui a eu des retombées négatives sur la qualité de la couverture médiatique de la campagne électorale dans cette circonscription.

De nombreux correspondants de médias se rassemblent, quotidiennement, au siège de l’IRIE, pour demander des informations autour du contrôle de la campagne et du déroulement des sessions de formation auxquelles les membres de l’Instance ont assisté.

A ce propos, Amira Triki et Wahid Abassi, correspondants de radios privées, ont indiqué qu’ils n’ont pas pu obtenir une déclaration du président ou de l’un des membres de l’IRIE de Tozeur, surtout qu’ils sont les principales sources officielles, en plus du fait que l’information n’est pas disponible, dans la plupart du temps, et même si elle existe, elle est opaque, loin d’être claire et ne répond pas aux exigence de l’information journalistique.

Selon, Wahida Mbarek, journaliste au bureau de Tozeur de la radio régionale de Gafsa, les journalistes ne sont pas le bienvenus, au siège de l’IRIE, en plus de l’absence de coordination entre les membres de l’Instance et de leur refus de faire des déclarations à la presse.

Elle a appelé, dans ce sens, à désigner un porte-parole de l’IRIE, en tant que interlocuteur unique. De son côté, Boubaker Hrizi, correspondant d’un quotidien, évoque le retard pour l’obtention des informations nécessaires qui ne sont disponibles, pour la plupart du temps, que dans la deuxième moitié de la journée, estimant que le journaliste a besoin de ces informations aux premières heures de la journée.

A ce propos, le vice-président de l’IRIE, Sahbi Badraoui, a expliqué à la correspondante de l’agence TAP que l’Instance manque de moyens et d’équipements, en plus de l’exiguïté de l’espace qui lui est réservé et de l’insuffisance de l’effectif qui ne compte, actuellement, que le président, le vice-président et le coordinateur. Il a ajouté que l’ISIE n’a pas pu désigner un porte- parole, à la suite du décès de l’un des membres et parce qu’elle n’a pas achevé les procédures pour permettre à une dame de faire partie du groupe.