Tunisie-Aid Al Idha : Pour que le scénario de 2009 ne se répète pas

L’année 2009, à quelques jours de l’Aid Al Idha, l’Administration, tout comme l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) étaient rassurantes quant à la disponibilité du mouton le jour du sacrifice.

Mais, comme par enchantement, ce jour-là, le mouton dont le prix a fortement grimpé jusqu’à 600 dinars et plus, s‘est fait rare. Les consommateurs, qui avaient attendu, jusqu’à la dernière minute, dans l’espoir d’acheter moins cher le mouton, s’étaient trouvés hors jeu. Certains d’entre eux ont dû faire de la route pour débusquer, à plus de 30 km de la capitale, le précieux mouton.

Cette année, le même scénario se répète, s’agissant du moins de ses premiers épisodes. Le ministère du Commerce et de l’Artisanat tient une conférence de presse, à la veille de l’Aid El Idha, et se montre, également, confiant quant à l’approvisionnement du marché. Il écarte, non après la concertation des parties intervenantes dont l’UTAP, tout projet d’importation et annonce, banalement et froidement, le projet d’abattage de pas moins de 1,130 million d’ovins et de caprins dont 300 mille seront fournis par des éleveurs privés, soit une augmentation de 13% par rapport à l’année dernière.

En accompagnement de ce massacre annoncé, le ministère a mis au point toute une stratégie. Celle-ci prévoit l’aménagement, dans le Grand Tunis, de points de vente (Rahba) encadrés par la société «Louhoum», le groupe interprofessionnel des viandes rouges et des laitages, les grandes surfaces et les sociétés grossistes de viande.

Au niveau des régions, la société d’élevage de Monastir interviendra pour approvisionner les gouvernorats de Médenine, Sousse, Gabès, Kairouan, Sfax, Bizerte, Nabeul et Monastir.

Et pour rassurer les petites bourses, le ministre informe le public que le prix du kilo de viande est fixé, cette année, dans les points de vente encadrés, à 6,2 dinars pour la viande ovine (mouton de moins de 40 kg, 5,8 dinars le kilo de viande pour un mouton pesant entre 41 et 65 kilos) et à 5,6 dinars le kilo (mouton de plus de 65 kg).

Toujours dans le souci de maîtriser les prix et de contenir les frénésies spéculatives qui accompagnent, le plus souvent, l’industrie du mouton, l’Institut national de consommation (INC) a rendu public, juste avant la fête, les résultats d’une enquête sur le comportement du consommateur, au cours de la période de l’Aïd.

L’article a été publié le 30 octobre 2010.

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