La violence politique en Tunisie : L’Etat et les médias pointés du doigt

La violence politique en Tunisie et les moyens de la combattre, thème d’une table ronde organisée dimanche dans la ville de Jendouba.

Pour les participants, la violence politique est un phénomène naturel qui apparaît en période de transition. D’autres intervenants ont estimé que les conflits idéologiques et politiques constituent des préludes à la violence qui est nourrie par la dégradation des conditions socio-économiques et culturelles.

De plus, le vide sécuritaire qu’a connu la Tunisie après la révolution a largement contribué à la propagation de la violence.

Les médias publics et privés sont en grande partie responsables des conflits qui dégénèrent en des formes de violence politique, dans la mesure où certains établissements de presse ne respectent pas la déontologie journalistique, selon les participants.

La responsabilité revient aussi à l’Etat qui doit imposer le respect de la loi et contrer la violence. L’Etat est également appelé à lutter contre l’instrumentalisation de l’action associative et politique et les atteintes à la sécurité du citoyens, des partis et du pays, ont-ils encore souligné.

Des membres de la société civile et des représentants de partis politiques et de syndicats sécuritaires ainsi que des activistes des droits de l’homme ont participé à cette rencontre organisée par le Centre Awfia ( fidèles).