
Le gouvernement, a-t-il annoncé, dans ce contexte optera pour « la souscription interne » et compte pour ce faire sur le soutien de tous les Tunisiens. Dans une interview télévisée diffusée sur les chaînes publique Wataniya 1 et privée Nessma TV, Mehdi Jomâa a relevé que depuis ces trois dernières années la Tunisie consomme désormais plus qu’elle n’investit.
L’Etat, a-t-il dit, consacrait une enveloppe d’environ 4,3 milliards de dinars aux investissements dont 1,8 milliard de dinars dédiés aux projets de développement. Seulement depuis ces trois dernières années, les investissements sont bloqués ; ce qui a rendu la tâche plus difficile, a-t-il noté.
« L’endettement, a-t-il ajouté, se situe aujourd’hui à hauteur de 50%. Le montant de la compensation s’est progressivement accru entre les années 2010 et 2013 de 270%. La masse salariale a, quant elle, absorbé plus de 60% du budget de l’Etat dû en grande partie à l’importance des recrutements opérés dans la fonction publique ».
Sur un autre plan, le chef du gouvernement a indiqué que le schéma de développement s’est basé sur l’emprunt. Les crédits se sont élevés à 23,5 milliards de dinars et ont couvert principalement ces trois dernières années les charges de compensation et de la masse salariale. « Le gouvernement est appelé à prendre des mesures d’urgence pour dynamiser l’économie, accélérer la croissance et structurer l’économie malgré le temps relativement court qui lui est imparti », a noté le chef du gouvernement, annonçant l’organisation d’un dialogue national sur l’économie.
Les mesures d’urgence à prendre, a-t-il précisé, concernent la création d’emplois à travers l’encouragement de l’initiative, le développement des micro-entreprises, la promotion de l’investissement privé dans les régions et l’accélération du rythme de réalisation des projets régionaux bloqués, au nombre de 250 projets.
Mehdi Jomâa a annoncé également qu’il entend intensifier ses contacts extérieurs pour attirer les investissements à travers des visites à des pays frères et amis, indiquant qu’il se rendra ce mois ci à six Etats du Golfe ainsi qu’à Paris et à Washington. Il a annoncé en outre que le gouvernement effectue actuellement un audit dans les banques pour améliorer leur rendement et procéder à leur restructuration.




