Le président du Centre National de conduite à distance relevant de la Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz (STEG), M. Habib Ben Jemaâ a indiqué, que les coupures successives enregistrées dans la distribution de l’électricité se poursuivront jusqu’à la fin de cette semaine, dans quelques régions du pays, en cas de persistance de la canicule.
Il a relevé, au cours d’une conférence de presse tenue jeudi au palais du gouvernement à la Kasbah, que les pannes d’électricité et les coupures de distribution de l’eau potable dans quelques régions sont dues à la hausse de la température et à la surconsommation de l’électricité.
La demande quotidienne d’électricité a atteint 33 30 MégaWatts (MW), alors que la capacité de production de la STEG est estimée à 3240 MW/jour.
Ce responsable a affirmé que cet écart entre l’offre et la demande a engendré un déficit, ce qui a poussé la société à couper l’électricité de manière régulière dans quelques régions (le Sahel et le centre).
S’agissant de la coupure de l’électricité dans quelques zones « non vitales », le directeur général de la STEG, Hachmi Dimassi a précisé que la panne survenue, lundi 09 juillet 2012, dans trois stations de production d’électricité (Tinan, Fériana et Sousse), pour des raisons techniques, a amené la société à couper l’électricité dans quelques régions, afin d’éviter l’endommagement du réseau, surtout que l’alimentation en électricité via les réseaux libyen et algérien s’est révélée impossible.
Il a indiqué que l’entrée en production de la station de Sousse en 2013 et d’une autre station dans la région du nord en 2016, ainsi que le renforcement du raccordement électrique entre la Tunisie et l’Algérie, est de nature à pallier à ces perturbations.
Le directeur de la Société Tunisienne d’Exploitation et de Distribution des Eaux, (SONEDE), Mohamed Mogzen a précisé que les coupures d’électricité sont à l’origine des coupures d’eau potable dans quelques régions.
» La Sonede n’a pas de problèmes d’approvisionnement dans le secteur du grand Tunis, dans les régions du Nord et du sud a- t-il dit, soulignant que le problème réside dans la région de Sidi Bouzid et au sahel, en raison de la hausse de la demande. Il a appelé à rationaliser la consommation, afin de dépasser cet incident d’une manière progressive.
Pour sa part, le conseiller auprès du chef du gouvernement, M. Khaled Mokni a souligné qu’il a été décidé de créer une cellule de coordination commune entre la SONEDE et la STEG, sous la tutelle de la présidence du gouvernement, qui a ordonné l’ouverture d’une enquête pour connaître les causes inhérentes à ces pannes et coupures.
WMC/TAP
Lire aussi:
Conférence de presse sur les origines des perturbations dans la distribution de l’eau potable
Tunisie: Collecte d’eau potable pour Guetar
Tunisie: Enfin une enquête sur les coupures d’eau
La question de coupures d’eau, de gaz et d’électricité n’est pas à soulever en soi. Plusieurs raisons peuvent en être la cause et ces coupures sont même souhaitables pour d’autres raisons. Le problème est que ces coupures soient subites, tournantes et sans préavis. Pour ce qui est des dernières coupures conjuguées Steg-Sonede, c’est la guéguerre entre ces deux sociétés qui est insupportable. C’est aussi les coupures qui ont touché les centres hospitaliers et les usines. En fait, les explications de ce responsable de la Steg ne nous intéressent pas et font partie de la langue de pierre connue depuis des lustres.Maintenant, on se demande pourquoi le gouvernement est-il resté en « hors-jeu » alors que les signes précurseurs de la pénurie étaient clairs et s’accumulaient d’heure en heure depuis plus d’un mois. Il est ou trop tôt ou trop tard pour cette « cellule de coordination qui a ordonné l’ouverture d’une enquête pour connaître les causes inhérentes à ces pannes et coupures ». 3ouvrir une enquête », c’est enterrer le problème.