La langue turque sera enseignée à partir de l’année scolaire prochaine, dans tous les lycées secondaires, a déclaré le ministre de l’Education, Abdellatif Abid, dimanche, à Tunis. Présidant une cérémonie de remise des prix du concours national d’encouragement à la lecture, lancé le 23 avril dernier et organisé au Centre national de formation des formateurs en Education à Carthage, M. Abdellatif Abid a souligné l’importance d’encourager l’apprentissage des langues étrangères et de garantir l’ouverture du système éducatif sur son environnement.
Le ministre de l’Education a mis l’accent sur la corrélation entre le perfectionnement des compétences linguistiques des élèves et la lecture qui consolide leurs habilités créatrices, indiquant que le concours sera renforcé dès l’année prochaine. Les prix ont été décernés aux élèves qui se sont distingués par leurs intérêts pour la lecture.
Les 87 élèves primés sont inscrits en 5ème et 6ème année primaire (ayant participé en langue arabe), ainsi qu’à la 9ème année de base et la 3ème année du secondaire (ayant participé en langue arabe, française et en anglais), dans les différentes écoles primaires, collèges et lycées dans le pays. Les prix consistent en téléphones portables, lecteurs Multimédia (MP4 et MP5), ainsi que des lecteurs DVD et une série de livres, encyclopédies et dictionnaires, outre des bons d’achats de fournitures scolaires.
Une visite au musée de Carthage et à la ville de Sidi Bou Said est organisée à cette occasion au profit des enfants originaires des régions de l’intérieur. Il est rappeler que le concours national d’encouragement à la lecture se tient dans le cadre de la première semaine nationale de promotion de la lecture et des bibliothèques scolaires.
WMC/TAP
Quels sont les lycées qui enseignent la langue turque ?
Y a-t-il des sponsors pour réhabiliter la langue berbère en Tunisie?
Enseigner le turc dans le secondaire bien que cette langue n’est pas considérée comme faisant partie des langues vivantes, ni comme langue de travail à un niveau international (à l’ONU par exemple). Oui, pourquoi pas! Après tout la Tunisie a été une province ottomane pendant des siècles. Cependant il me semble que cette initiative représente l’une des contreparties consenties par le gouvernement pour bénéficier de l’aide turque et ferait partie d’un package qui aurait été négocié lors de la visite du président turc en Tunisie il y a quelques mois. En tout cas d’autres urgences sont sur le tapis. Si on reste dans le domaine culturel, bien que les Imazighen tunisiens n’ont pas les moyens financiers d’une Turquie qui bombe le torse, nos gouvernants devraient réhabiliter notre langue berbère et engager le processus de sa socialisation y compris l’enseignement à l’instar des actions entreprises depuis longtemps en Algérie, au Maroc et en France. Malheureusement, partout dans le pays pratiquement tout le monde ne parle exclusivement que du renforcement de la langue arabe, même les politiciens modernistes et progressistes. Et c’est désespérant.
juste une correction, (sinon après on va m’accuser de ne pas parler français correctement, ce qui serait dommage vu que de mon temps on l’apprenait a l’école): je voulais donc dire LE mandarin et non pas La
Et pourquoi pas la mandarin?
C’est fantastique ce qui se passe dans ce pays: il est au bord du gouffre, l’économie est au point mort, chaque mois est pire que celui qui a précédé, les violences et le banditisme prolifère sous le regard bienveillant du gouvernement et puis tout d’un coup, il y en a un qui a une idée lumineuse: « eh les gars! et si on mettait le turc à l’école? ». Le gouvernement est-il a ce point desoeuvré pour avoir le temps de penser a ce genre de détails?
Le turc? pourquoi pas, mais en option pour ce que ça interesse! Je suis pour l’enrichissement intellectuel. Mais arrêtons de rejeter ou d’adopter une langue simplement pour ce qu’elle représente politiquement, ce n’est pas le but premier de l’apprentissage (ni le dernier dailleurs).
Et pour repondre a monsieur amad salem, quelle est l’apport technologique que la turquie apporterai a la Tunisie?
N’oubliez pas monsieur que même si vous n’aimez pas la culture française, ce qui est votre droit le plus absolu, la France reste le partenaire économique le plus important de la Tunisie, et qu’il reste très utile aujourd’hui d’apprendre cette langue.
Et puis tranquillisez-vous apprendre une langue ne vous contamine pas comme un virus, ce n’est pas parce qu’on apprend le français qu’on pense comme un français (vous en êtes dailleurs un parfait exemple). Idem pour le turc, ce n’est pas parce qu’on va apprend le turc qu’on va penser comme les turcs.
Et là je me doit de poser une question: oui mais quel turc? parcequ’ils ne sont pas tous daccords sur la politique. Et là du coup ça devient compliqué. A votre avis, y-a-t-il une subtilité de la langue turc qui pourrai nous faire penser comme eux? (non, pas ceux-là les autres, ceux qui pensent comme nous!).
Qu’est-ce qu’on en a à faire de la langue turque??Veut-on avancer ou bourrer nos enfants avec n’importe quoiet reculer encore plus que l’on fait aujourd’hui? C’est tout ce que ce gouvernement a trouvé de développement stratégique????Où va-t-on avec cette complaisance-indigence pour le premier qui nous promet fortune???
Bonne initiative. Mais il y a des urgences dans l’enseignement des langues dans nos écoles et lycées. La première est de reléguer l’enseignement du français au cycle secondaire ou mieux le laisser comme option et enseigner l’anglais dès les 3 premières années du primaire. Pour les langues dites « secondaires », on privilégiera l’allemand, l’espagnol, le turc et surtout l’hébreu. Il y va de l’avenir du pays et des jeunes. Le français ne set à rien dans ce monde scientifique, technologique et de « services ». D’ailleurs, depuis l’indépendance, le français ne nous a apporté que l’idéologie, le pire des systèmes administratifs et la mentalité destructrice du « syndicalisme ». Aucun apport technologique, de savoir faire ou d’innovation n’a été institué dans le pays à cause de la France, sa langue et sa « culture ».