Un groupe d’assistants sociaux au chômage ont observé, jeudi matin, un mouvement de protestation, devant le siège du ministère des Affaires sociales, à l’appel de leur coordination, pour réclamer leur recrutement direct et mettre fin à des années d’attente.
Dans une déclaration à l’agence TAP, Samira Naouari, membre de la coordination des assistants sociaux au chômage a indiqué que les manifestants sont diplômés de l’Institut National des Etudes sociales depuis 2012, précisant qu’ils sont au nombre d’environ 1200 assistants.
Et d’ajouter que le ministère des Affaires sociales avait ouvert, en 2012, un concours pour leur recrutement, qui n’avait abouti qu’au recrutement de deux assistants. Un autre concours a été organisé en 2017, à l’issue duquel seulement huit travailleurs sociaux ont été recrutés.
Elle a, d’autre part, fait savoir que le ministère a ouvert, cette année, un concours de recrutement de 145 assistants sociaux, lequel devrait se dérouler le dimanche 13 septembre courant, soulignant que la coordination a décidé de le boycotter car les diplômés de l’Institut ont en ont assez d’attendre et veulent une solution radicale à leur situation, et non des concours aux effectifs limités qui se répètent après des années de chômage.
D’après Naouari, certains de ces diplômés, ayant dépassé l’âge légal de recrutement, ne seront pas en mesure de participer à ce concours, estimant que cette situation est due à la longue période d’attente.
Elle a, à cet égard, appelé à l’adoption d’une solution radicale prenant en considération les années de chômage accumulées depuis l’obtention de leur diplôme.
” Il est inadmissible d’être diplômés depuis 2012 et de rester pendant de longues années dans l’attente d’une opportunité de recrutement limitée », a-t-elle déploré , affirmant que les protestataires « ne peuvent plus continuer à attendre, d’autant que les besoins en assistants sociaux existent ».
Elle a, dans ce contexte, indiqué que la coordination projette d’organiser, le 13 septembre courant, parallèlement à ce concours, un deuxième mouvement de protestation devant l’Institut des Etudes Sociales, appelant l’autorité de tutelle à ouvrir un dialogue sérieux avec la coordination et à aboutir à une solution.
Pour elle, le paradoxe réside, aujourd’hui, dans l’existence de postes vacants et d’un besoin réel en assistants sociaux dans plusieurs secteurs, notamment les écoles, les prisons et les hôpitaux, alors que les recrutements restent très limités, estimant qu’« il est illogique que ces postes demeurent vacants tandis que les diplômés de l’Institut restent au chômage pendant de longues années ».




