La rentrée scolaire s’annonce particulièrement coûteuse pour les familles tunisiennes, confrontées à une hausse des dépenses qui vient alourdir davantage des budgets déjà sous pression. Entre les fournitures scolaires, les cartables, les vêtements, les chaussures et autres équipements nécessaires, la facture peut atteindre 700 à 800 dinars, voire davantage, selon le nombre d’enfants et les besoins de chaque famille.
À ces dépenses s’ajoutent celles liées au transport, à la restauration scolaire et surtout aux cours particuliers, qui représentent une charge financière importante pour de nombreux parents. Le recours au soutien scolaire demeure en effet très répandu en Tunisie, avec un coût qui peut rapidement augmenter au fil des mois. Cette accumulation de dépenses intervient dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie et la multiplication des charges fixes des ménages, notamment les factures d’eau et d’électricité ainsi que les dépenses alimentaires.
Cette situation suscite une inquiétude croissante chez les parents, particulièrement ceux disposant de revenus modestes ou ayant plusieurs enfants scolarisés. Pour de nombreuses familles, la rentrée ne se limite donc plus à l’achat des fournitures, mais constitue un véritable défi financier nécessitant une organisation rigoureuse du budget. Face à cette pression, des appels sont lancés en faveur d’une réforme du système éducatif, notamment pour renforcer l’accompagnement des élèves au sein des établissements scolaires et limiter la dépendance aux cours particuliers, afin de réduire les inégalités entre les familles.




