Kaïs Saïed : la récupération des fonds du peuple tunisien ne se prescrit pas

Le président de la République Kaïs Saïed, a appelé mercredi à accélérer l’examen des dossiers de réconciliation pénale, lors d’un entretien au palais de Carthage avec le président de la Commission nationale de réconciliation pénale, Ali Abbès.

Le chef de l’État a passé en revue l’activité de la commission et les dossiers qui lui ont été soumis, rappelant avoir proposé dès 2012 le principe de la réconciliation pénale, avant, selon lui, la conclusion de « marchés suspects » menés, dans la plupart des cas, à l’abri des regards.

Le président Saïed a insisté sur la nécessité d’accélérer le traitement des dossiers, loin des « méandres des procédures » qui, selon lui, sont utilisés par certains non pas pour parvenir à des solutions équitables, mais pour prolonger les affaires ou exercer un « chantage déguisé ».

Il a également affirmé que le droit de l’État à récupérer les fonds du peuple tunisien « ne se prescrit pas », dénonçant l’influence persistante de « vestiges de l’ancien système » au sein de plusieurs institutions.

Le président de la République a enfin souligné que l’objectif de l’État n’était ni de se venger des personnes concernées ni de les maintenir en prison ou en fuite à l’étranger, mais de recouvrer les fonds et les droits légitimes du peuple tunisien, estimant que « ni la fuite ni les financements provenant de cercles connus ne permettront d’échapper à cette responsabilité ».