Les coupures d’électricité répétées en Tunisie commencent à peser lourdement sur plusieurs secteurs de production, notamment l’agroalimentaire. Dans les élevages avicoles, les interruptions prolongées du courant ont provoqué la mort de centaines de milliers de volailles après l’arrêt des systèmes de ventilation et d’alimentation en eau, engendrant des pertes financières considérables.
Les producteurs de lait, confrontés à des difficultés de conservation, ont également dû jeter d’importantes quantités de leur production. Les artisans de la pâtisserie et les professionnels utilisant des équipements frigorifiques évoquent, de leur côté, des pertes de matières premières et des dégâts matériels. La filière pêche est elle aussi touchée, avec une hausse du coût de la glace nécessaire à la conservation du poisson, ce qui se répercute directement sur les prix de vente.
Face à cette situation, les professionnels dénoncent le manque de prévisibilité des délestages et appellent à une meilleure coordination afin de réduire l’impact économique de ces interruptions sur les producteurs comme sur les consommateurs.




