L’armée américaine a annoncé avoir mené de nouvelles frappes contre l’Iran dans la nuit de mercredi à jeudi afin de garantir la navigation dans le détroit d’Ormuz, provoquant une riposte de la part de Téhéran, qui a lancé des attaques au Koweït et à Bahreïn.
Les Etats-Unis ont frappé environ 90 cibles militaires iraniennes, parmi lesquelles des systèmes de défense aérienne, des moyens de surveillance côtière, des sites de stockage de missiles et de drones, des capacités navales et des infrastructures logistiques militaires situées le long du littoral iranien, a déclaré le Commandement central de l’armée américaine (Centcom) dans un communiqué.
“Les Etats-Unis tiennent l’Iran pour responsable des récentes agressions injustifiées contre le trafic maritime commercial et les équipages civils navigant librement dans une voie navigable internationale essentielle”, avait auparavant indiqué le Centcom sur X, lors de l’annonce de cette nouvelle série de frappes.
“Il s’agit d’un châtiment pour les bombardements contre des navires effectués hier par l’Iran. Si cela se reproduit, ce sera bien pire”, a écrit le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social.
Les frappes américaines ont notamment provoqué des coupures d’électricité.
L’Iran a pour sa part riposté avec des attaques au Koweït et à Bahreïn, où sont situées des bases militaires américaines.
“Les Etats-Unis n’ont pas encore compris que les intimidations et le non-respect de leurs engagements ont désormais un coût. Que les choses soient claires : si vous frappez, vous essuierez une riposte”, a écrit le président du Parlement et négociateur en chef iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, sur le réseau social X.
Washington avait déjà mené mardi soir des frappes en Iran présentées comme une réponse à l’attaque imputée à Téhéran de pétroliers dans le détroit d’Ormuz, où la circulation des navires commerciaux devait être pleinement rétablie pour une durée de 60 jours dans le cadre de leur protocole d’accord.




