Saison culturelle menacée : appel urgent à la Banque centrale pour préserver les festivals internationaux en Tunisie

L’avocat Ahmed Ben Hassana a alerté sur les difficultés rencontrées par de nombreux festivals culturels en Tunisie, notamment ceux organisés par des associations, en raison des restrictions liées au quota de devises destiné au paiement des artistes étrangers.

Selon lui, ce plafond administratif fixé par la Banque centrale n’aurait pas été actualisé depuis 2005, malgré l’évolution des coûts des spectacles internationaux et la dépréciation du dinar. Il déplore que plusieurs organisateurs aient déjà signé des contrats et engagé des dépenses importantes avant d’être informés de l’épuisement de ce quota, ce qui pourrait entraîner des conséquences financières et juridiques.

Tout en distinguant les grands festivals étatiques comme ceux de Carthage et Hammamet, il appelle les autorités monétaires à plus de flexibilité afin d’éviter une crise du secteur culturel et de préserver l’image de la Tunisie à l’international.