Farouk Bouasker : la participation des jeunes aux élections demeure un défi majeur en Tunisie et dans le monde

La participation des jeunes aux élections constitue un défi auxquels sont confrontées les instances électorales en Tunisie et à travers le monde, a déclaré lundi le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), Farouk Bouasker.

Il a souligné la nécessité d’être à l’écoute de cette catégorie d’électeurs afin de mieux cerner ses attentes et ses aspirations.

Bouasker s’exprimait à l’ouverture de la rencontre régionale consultative organisée à Tunis du 8 au 10 juin, en présence de responsables et de décideurs du secteur électoral dans plusieurs pays arabes.

Dans son intervention, le président de l’ISIE a passé en revue les mesures mises en œuvre par l’instance pour lutter contre la désaffection électorale, notamment à travers l’abaissement de l’âge légal des électeurs, la simplification des procédures électorales destinées aux jeunes, la facilitation de l’actualisation des données électorales ainsi que l’allègement des démarches administratives.

Il a précisé que l’implication des jeunes doit se traduire par leur présence à toutes les étapes du processus électoral, en tant qu’électeurs, encadrants, observateurs ou encore volontaires. Dans ce contexte, il a mis en avant le rôle de cette catégorie dans la protection du processus électoral et le renforcement de la confiance qu’il inspire.

Pour sa part, le président de l’Organisation arabe des administrations électorales (ArabEMBs), Moussa Al Maaytah, a souligné l’importance de la coopération et de l’échange d’expériences entre les instances et administrations électorales arabes. Il a estimé que les rencontres régionales offrent une occasion de former une nouvelle génération davantage consciente de ses droits et de ses devoirs civiques et politiques.

Il a également mis en exergue l’importance de la participation des jeunes à pareilles rencontres appelées à servir de plateforme de dialogue et de partage d’expériences entre pays arabes. Selon lui, ces échanges doivent permettre de dégager des recommandations pratiques susceptibles de contribuer à l’amélioration des processus électoraux et au renforcement de la participation des jeunes à toutes leurs étapes.

Lors de la première journée de la rencontre, le président du comité directeur du Réseau arabe des jeunes pour les élections, Ali Al-Junaidi, a présenté les objectifs du projet de volontariat électoral ainsi que les perspectives de son développement dans la région arabe.

Il a appelé à renforcer la coopération entre les administrations électorales, les organisations de la société civile et les établissements d’enseignement supérieur, estimant que ces structures sont en mesure de mobiliser davantage de jeunes et de favoriser leur engagement dans la vie publique.

Selon lui, le recours au volontariat dans les élections contribue à réduire les coûts organisationnels des opérations électorales tout en offrant aux jeunes davantage d’opportunités de participer activement à la gestion des affaires publiques.