Khaled Nouri met en avant la « réussite » dans la gestion du dossier des migrants subsahariens

Le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, a affirmé lundi que la Tunisie avait « réussi » à gérer le dossier sensible de la migration irrégulière des Africains subsahariens, soulignant une hausse des demandes de retour volontaire vers les pays d’origine.

S’exprimant lors d’une séance plénière de Assemblée des représentants du peuple (ARP), au Palais du Bardo, le ministre a insisté sur la « complexité » et la « sensibilité » de ce dossier, affirmant qu’il a été traité « avec professionnalisme et dans le respect des conventions internationales », dans un contexte de pression accrue sur le pays.

Sur le plan sécuritaire, le responsable a fait état d’une amélioration notable dans le gouvernorat de Kasserine entre 2024 et 2025, avec une baisse de la violence de 2,25 %, des vols de 11,47 % et de la propagation de la drogue de 29,34 %.

Selon lui, 218 opérations ont été menées dans la région, notamment dans la lutte contre la drogue et le terrorisme. Les unités sécuritaires ont également démantelé, le 17 mars, un réseau utilisant du matériel sophistiqué pour la fraude au baccalauréat.

Par ailleurs, le ministre a évoqué des efforts de modernisation des forces de sécurité, notamment le renforcement des moyens de transport et le lancement d’un programme de numérisation des services municipaux afin de réduire les procédures administratives papier.

Concernant la sécurité agricole, il a annoncé le lancement d’un recensement du cheptel et la numérisation des données pour lutter contre la corruption et le vol de bétail.

Sur la question de la création de nouvelles municipalités, le ministre a souligné que celle-ci dépend de critères de faisabilité et de capacité opérationnelle, rappelant que plus de 43 demandes ont été déposées, dans un contexte où la tendance internationale privilégie la fusion des communes pour plus d’efficacité.

Nouri a affirmé que les services du ministère poursuivent leurs efforts contre les réseaux de trafic de drogue, y compris ceux opérant via la plateforme Facebook, assurant que les autorités « connaissent tous les fils » de ces réseaux et œuvrent à leur démantèlement.