Alors que le détroit d’Ormuz est paralysé depuis le début mars par une crise majeure, l’Association tunisienne de droit de la mer (ATMER) et la Fédération tunisienne des sociétés d’assurances (FTUSA) organisent vendredi 3 avril une table ronde sur les répercussions de la crise du détroit d’Ormuz sur le secteur des assurances maritimes.
Placée sous le thème « Assurances maritimes et conflits armés : liaisons dangereuses ? Le détroit d’Ormuz au cœur de la tourmente », cette rencontre, organisée à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis, intervient dans un contexte géopolitique particulièrement tendu.
Depuis le début du mois de mars 2026, le blocage du détroit d’Ormuz, par où transitent environ 20 % du pétrole mondial, a provoqué une forte volatilité des marchés pétroliers et placé les assureurs maritimes sous haute tension.
Les tensions actuelles ont déjà entraîné une vague de renégociations entre assureurs et armateurs concernant les clauses contre le « risque de guerre ».
Sur ses réseaux sociaux, l’ATMER précise que la table ronde vise à éclairer les implications juridiques et économiques de ces mutations, qui affectent directement les chaînes d’approvisionnement mondiales et posent des défis inédits au secteur.
Elle se déroulera en deux sessions. La première, intitulée « Les détroits sous le prisme du droit de la mer : quel statut, quels défis ? », examinera le cadre juridique des carrefours maritimes et la sécurité de la navigation commerciale dans la zone. La seconde, consacrée aux « Conflits armés et transport maritime : quels défis pour l’assurance et la réassurance ? », explorera les répercussions directes des tensions militaires sur les chaînes de transport et les mécanismes de couverture.
Point de passage névralgique entre le golfe Persique et le golfe d’Oman, le détroit d’Ormuz concentre une part majeure du trafic énergétique mondial. Les tensions récurrentes dans la région, notamment les incidents impliquant des navires marchands, rendent plus que jamais nécessaire de décrypter les mécanismes complexes reliant la stabilité des routes maritimes à la résilience économique des assureurs, tant en Tunisie qu’à l’échelle internationale.




