Tabac chauffé : les organisations de santé alertent sur sa nocivité

Le tabac chauffé, présenté comme une alternative “moins nocive” à la cigarette traditionnelle, reste un produit dangereux contenant de la nicotine et des substances cancérigènes, alertent les organisations de santé.

Contrairement aux allégations marketing des compagnies du tabac, le tabac chauffé (HTP) libère plus de 80 substances chimiques nocives lorsqu’il est chauffé entre 250 et 350 °C, dont le formaldéhyde, l’acroléine et le benzène, selon une étude publiée dans la revue Tobacco Control. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) souligne dans son rapport 2023 qu’aucune preuve scientifique indépendante ne démontre une réduction du risque.

D’après les informations publiées sur les réseaux sociaux de l’Alliance tunisienne contre le tabac, la nicotine atteint le cerveau aussi rapidement qu’avec une cigarette classique, perpétuant l’addiction. Les particules ultrafines pénètrent profondément dans les alvéoles pulmonaires, provoquant des inflammations chroniques et des lésions cellulaires, comme l’ont démontré des chercheurs de l’Université de Californie à San Francisco.

Les affirmations d’une réduction des méfaits de 90 à 95 % proviennent d’études financées par l’industrie du tabac. Le comité d’experts de la Food and Drug Administration (FDA) américaine a explicitement précisé que l’approbation de certains produits “ne signifie pas leur innocuité”.

L’American Heart Association (AHA), l’European Respiratory Society (ERS) et la National Academy of Sciences (NAS) convergent : aucun substitut au tabac n’est sans risque. La seule solution recommandée reste l’arrêt complet de toute consommation de nicotine.

Les autorités sanitaires rappellent que le jeûne du ramadan démontre la capacité du corps à se passer de substances addictives. Elles invitent les fumeurs à profiter de cette période pour entamer un sevrage définitif, plutôt que de substituer une addiction par une autre, souvent plus coûteuse.