La hausse des prix des fruits en Tunisie révèle un phénomène de spéculation bien organisé, loin d’être une simple réaction spontanée du marché. Les initiatives de vente directe du producteur au consommateur, particulièrement réussies pour les dattes à Tunis, ont montré l’efficacité d’un modèle permettant de maîtriser les prix, mais ces efforts restent fragiles face aux manipulations du marché.
Lotfi Riahi, directeur de l’Organisation tunisienne de conseil aux consommateurs, a alerté sur l’impact des hausses récentes du prix des bananes, transformant ce fruit autrefois régulateur en facteur de pression inflationniste. Il insiste sur la nécessité d’un contrôle strict des importations et d’une réglementation plus rigoureuse pour protéger les consommateurs. Alors que la saison des dattes et des agrumes bat son plein, certains produits continuent d’afficher des prix excessifs, laissant planer le doute sur leur origine et leur qualité. Face à cette spéculation, les descentes des services de contrôle sont indispensables, mais insuffisantes.
Il est crucial d’augmenter l’offre de produits locaux de saison et d’inciter les consommateurs à faire preuve de vigilance pour ne pas alimenter le marché parallèle et les pratiques spéculatives.




