En ce 12 décembre, la Tunisie commémore le premier anniversaire de la disparition de Fathi Haddaoui, immense figure de la scène artistique tunisienne et arabe, qui nous a quittés le 12 décembre 2024 à l’âge de 63 ans. Acteur d’une rare profondeur, il a marqué plus de quatre décennies de création à travers un parcours riche, entamé sur les bancs du lycée Ibn Charaf avant de se perfectionner à l’Institut supérieur d’art dramatique dont il sort diplômé en 1986. Son héritage artistique est considérable : plus de vingt films, des séries devenues cultes, des rôles inoubliables au théâtre et des performances radiophoniques remarquées. De « Rachid » dans Liyam kif Errih à « Ouais » dans Barra’a, en passant par « Raeef » dans Sayd Errim ou « Dandy » dans Ennoubah, ses personnages demeurent gravés dans la mémoire collective par leur intensité et leur vérité. Son talent a également rayonné au-delà des frontières grâce à sa participation à de grandes productions arabes telles que Al-Hajjaj, Omar ou Abu Zayd Al-Hilali. Hors scène, Fathi Haddaoui cultivait un profond attachement à la culture tunisienne, tout en gardant un lien affectif fort avec la Syrie, pays de son épouse et mère de ses deux enfants, Jumana et Adam. Ancien directeur du Festival international de Hammamet, il a été distingué à plusieurs reprises, notamment aux Journées cinématographiques de Carthage. Un an après sa disparition, l’émotion demeure intacte et son œuvre continue de vivre, rappelant la place unique qu’il occupe dans le cœur du public. Que Dieu lui accorde sa miséricorde.




