Tunisie : Le ministère de l’Agriculture lance un appel important aux producteurs d’orangers

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources en eau et de la Pêche maritime a révélé l’apparition de symptômes de flétrissement des feuilles et des branches et de chute des feuilles sur les arbres d’orangers, en particulier dans certaines exploitations qui souffrent d’un manque d’eau d’irrigation, appelant à suivre une série de recommandations techniques pour limiter la propagation du phénomène de flétrissement physiologique des orangers au niveau de l’arbre et de la plantation.

Ce phénomène est dû, selon les données publiées par le ministère, au manque de pluies automnales, à la poursuite de la hausse des températures et au manque d’humidité relative.

Les recommandations techniques consistent notamment à ne pas utiliser de pesticides qui aggravent l’état sanitaire des arbres et à ne pas couper les branches dénudées de leurs feuilles, car elles ne sont pas flétries et peuvent produire de nouvelles feuilles si l’arbre endommagé est bien entretenu.

Le ministère a indiqué que cette condition pathologique des orangers cesse après la chute des pluies et l’augmentation de l’humidité relative.

Les services techniques concernés par la santé végétale du ministère de l’Agriculture ont constaté l’apparition de symptômes de flétrissement des feuilles et des branches et de chute des feuilles sur les arbres d’orangers, en particulier dans certaines exploitations qui souffrent d’un manque d’eau d’irrigation.

Les symptômes, selon le diagnostic des services compétents du ministère, consistent en un enroulement des feuilles puis leur flétrissement et leur chute, laissant les branches jeunes dénudées. Ce phénomène concerne les branches situées au niveau de la face ensoleillée de l’arbre. Dans certains cas, ce phénomène peut entraîner la chute des fruits.

Il est également apparu que ces symptômes sont principalement dus à l’exposition des arbres d’orangers à un stress hydrique, résultant du passage d’une période de sécheresse prolongée et de la rafale de vents forts et chauds, selon le ministère.

Il est à noter que la superficie des plantations d’orangers est d’environ 28 000 hectares, contre 13 000 hectares en 2006. Ces plantations représentent 6 % des surfaces totales des arbres fruitiers et 16,5 % de la superficie irriguée.

67 % de la superficie des orangers se trouvent dans la province de Nabeul, suivie des provinces de Kairouan et Ben Arous avec 6 % chacune, de Bizerte avec 5 % et de Jendouba avec 4 %.

Le secteur des orangers comprend environ 12 000 producteurs, dont la plupart sont de petits agriculteurs. Il représente une source de revenus pour environ 30 000 familles et fournit 3 millions de jours de travail par an pour la main-d’œuvre saisonnière.

La production d’oranges en Tunisie représente environ 30 % de la production totale de fruits et contribue à hauteur de 4,4 % de la valeur totale de la production agricole.