Un Français rend ses allocations…, que ferait un Tunisien dans cette situation?

En Gironde, un chef d’entreprise, appelé Hubert, a décidé de rendre ses allocations familiales, de la somme de 117 €/ mois, à la Caisse d’Allocations Familiale (CAF). Il affirme qu’il a un salaire de 6.500 € et qu’il trouve inconcevable de prendre l’argent de l’Etat alors que son train de vie est cinq fois plus supérieur que la normale.

La CAF a démenti cette version de M. Hubert, affirmant entre autres que l’allocation familiale n’est jamais versée dès le premier enfant. Alors d’où viennent les 117 euros qu’il a reçus?

Nonobstant cette polémique, on pense bien qu’il existe des cas véridiques où des gens estiment être suffisamment aisés pour ne pas recevoir de pensions lesquelles peuvent, en toute logique, aller vers des personnes ou des familles qui en réellement besoin, essentiellement dans les pays développés.

Justement, qu’en est-il en Tunisie, pays arabe et par-dessus tout musulman, où l’Islam avec tous ses bons côtés domine ?

Aujourd’hui, nous vivons dans un pays où chacun ne pense qu’à ses propres intérêts. En effet, nos députés, qui sont payés 10 fois le SMIG, sont les premiers à manifester et à demander des augmentations ou encore à obtenir d’autres avantages en se comparant à leurs collègues des pays européens.

Mais les députés ne sont pas les seuls dans cette posture égoïste. Les titulaires du CAPES étaient au courant qu’ils devaient passer 2 ans de formation pour pouvoir aller enseigner dans les lycées, mais malgré cela, ils préfèrent manifester devant le ministère de l’Education pour être intégrés en tant que professeur avant même d’enseigner.

Idem pour les chauffeurs de taxis qui cherchent à profiter de la mort d’un de leur collègue pour entamer une grève ouverte et sauvage, une grève qui a commencé par des demandes d’augmentation de la tarification et qui se poursuit avec le blocage des routes.

En voulez-vous d’autres exemples? A quelques jours de la présentation du projet de la loi de finances 2018, syndicats ouvriers, patronats, en passant pas les professions libérales et bien d’autres… tout le monde crie au loup craignant qu’on touche à ses “rentes”. Or en même temps, tout le monde sait que l’économie du pays va très mal, et de ce fait, pour s’en sortir, il est indispensable qu’il y ait des sacrifices de la part de chacun. A les entendre, on est obligé d’admettre qu’il n’existe plus de patriotisme chez le Tunisien. Et c’est vraiment regrettable.