Farid Boughdir reçoit le prix du cinquantenaire des JCC

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“Je dédie ce prix au public tunisien et au public des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) “, a déclaré vendredi soir, le cinéaste Tunisien Farid Boughdir, qui a reçu le prix du cinquantenaire de ce festival arabe et africain. Ce prix est vraisemblablement la plus belle des récompenses pour le cinéaste tunisien qui a marqué la scène cinématographique en Tunisie et à l’international et qui dit “être primé pour quelque chose qu’il aime”.

Ouverte, vendredi soir, cette édition-anniversaire des JCC qui fêtent leurs cinquante ans d’existence jusqu’au 05 novembre prochain, a choisi de rendre hommage à Boughdir pour sa passion pour le cinéma et aussi pour son engagement dans les multiples domaines du septième Art et les JCC en particulier. Il y était présent, depuis la fondation du Festival par Tahar Cheriaa en 1966.

Boughdir, qui dit être heureux et à la fois avoir peur de cet hommage, ne tarit pas d’éloges sur le public cinéphile tunisien. “De tous les publics cinéphiles au monde que j’ai rencontrés, je n’ai jamais vu un public qui défend le cinéma de création et le théâtre comme le fait, le public tunisien, spécialement celui des JCC qui réclame toujours les films de qualité”, a-t-il lancé.

Un bref aperçu sur son parcours cinématographique a été donné à travers un mini clip qui retrace l’œuvre d’un homme, dont la passion pour le 7ème art s’est révélée depuis l’adolescence. Jeune, il a pu rejoindre le ciné club de Tunis pour devenir en fin le plus jeune président des JCC. Reconnu pour son militantisme en faveur du cinéma tunisien et les JCC en particulier, Boughdir avait été toujours présent aux JCC, depuis la première édition en 1966. Il a occupé le poste de délégué général de ce vieux festival en 1992, celui de directeur adjoint en 2002 et en 2006, il était directeur des JCC.

Ferid Boughdir a été également récompensé pour ses écrits sur le cinéma et ses œuvres cinématographiques diversifiées telles que “Caméra d’Afrique” (1983), “Cinéma de Carthage” (1985), “Caméra Arabe” (1987), “Halfaouine (Asfour Stah)” (1990), “Un Eté à la Goulette” (1996), “Villa Jasmin” (2009) et le tout récent “Zizou”-(Parfum de Printemps)” (2016).

Boughdir s’est surtout fait connaitre auprès du public cinéphile pour son film “Halfaouine”, qui a reçu le Tanit d’Or des JCC en 1990.