Affaires de Ben Gharbia et Hrissi : Les craintes du SNJT

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Le président du syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Néji Bghouri, a fait part, mardi, dans un communiqué, de sa crainte que l’arrestation du journaliste Moez Ben Gharbia, l’humoriste Wessim Hrissi (“Megalo”) et le producteur Abdelhak Toumi soit une “autre tentative de semer la terreur dans le secteur des médias”.

Le syndicat s’est étonné de l'”acharnement” de la chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Tunis qui a refusé la libération conditionnelle des détenus, a indiqué Bghouri, ajoutant que “le ministère public aurait dû les laisser comparaître libres pendant que l’enquête suit son cours”.

Le président de la SNJT a, par ailleurs, rappelé que le syndicat est la partie la “plus attachée à la lutte contre la corruption dans le secteur des médias tant que cela ne soit pas fait “de manière selective ou dans le cadre de réglements de compte”, a-t-il souligné.

La huitième chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Tunis avait examiné et rejeté, lundi, les demandes de remise en liberté du journaliste Moez Ben Gharbia, de l’humoriste “Mégalo”, de son vrai nom Wassim Hrissi, et du directeur de production Abdelhak Toumi, selon le porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis, Sofiène Selliti dans une déclaration faite à l’agence TAP.

Tous les trois avaient été placés, vendredi, sous mandat de dépôt pour offense au chef de l’Etat, escroquerie, usurpation de qualité auprès du public et complicité, au sens des articles 32, 67, 159 et 291 du Code pénal, rappelle-t-on.

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