Tout le monde est d’accord : «Le métier d’homme politique partage de nombreux points communs avec celui d’acteur » On peut dire plus : un politicien est tout d’abord un acteur avec en plus l’hypocrisie et le mensonge. Jacques Weber le signale si pertinemment : «en politique, il y a du bon théâtre et du mauvais théâtre». Appliquons ces «principes de Weber» sur nos politiciens.
Depuis la colonisation française jusqu’à ce jour, les excellents acteurs de la politiques se comptent sur les doigts. Entendons par « excellents» ceux qui ont été les moins idéologues, les opportunistes et les plus honnêtes et intègres au service du pays. La grande majorité de ces quelques cas de figures furent assassinés ou expatriés pendant la colonisation et après l’indépendance. Nous citerons comme exemples Moncef Bey, Farhat Hachad, Hadi Chaker entre autres. Bourguiba ne trouve pas sa place parmi ces «excellents acteurs». Il est dans la seconde catégorie celle des opportunistes démagogues mais il reste «bon acteur». Son «mérite» est qu’il a fermé à triple tours «l’école de formation politique» et le résultat on l’a vu sous B Ali et on le voit mieux aujourd’hui.
Cela a commencé par la fabrication à la chaîne de «héros-martyrs» et «blessés» d’une «révolution » qui n’a jamais eu lieu en Tunisie.
Cela a commencé par la «place Kasba» où les «gauchistes» et ultra laïcs ont imposé «la constituante», constituante qu’ils ont reniée dès l’annonce du scrutin.
Cela a commencé par le gouvernement de «technocrates» importés et présidé par Essebsi. «Technocrates» qui se sont enrichis eux-mêmes et ont enrichi les leurs par des augmentations fabuleuses des salaires, alourdi l’administration par des nominations fictives, contribué à l’évasion fiscale et encouragé la contrebande. Partis, ils ont laissé le vide, le saccage et la destruction. De « verte », la Tunisie s’est grisaillée puis s’est noircie.
Cela a commencé par les déclarations, les prises de position et les décisions du président Marzouki et je défie quiconque qu’il leur trouve un sens, une explication qui tienne.
Cela a commencé à l’aéroport par les «fidèles» venus souhaiter la bienvenue à leur «mahdi attendu» R Ghannouchi de sa «hijra » en Angleterre. «Aqbala_lbadrou aleyna… (La lune nous est venue…)», ont-ils scandé. Les habitants de Médine ne connaissaient pas cette chanson et le Prophète ne l’a jamais entendue. Poème d’un poète inconnu du 2nd siècle de l’hégire. Les corbeaux à Ghannouchi le savent ou l’ignorent, c’est du pareil au même.
Cela a commencé par la piètre gouvernance de Jbali qui par son manque de personnalité, sa faiblesse et son inertie, le pays fut plongé dans les terrorismes rouge et noir. Le sang a coulé et la Tunisie s’est entachée de rouge sombre.
Et tout cela finit … à la place Bardo.
Cela finit par le commerce du sang et l’instrumentalisation de deux actes tragiques. La même pièce navet rejouée deux fois par les mêmes ombres. La divorcée de Belaïd a montré jusqu’à quel degré d’infamie peut arriver une femme. Celle de Brahmi a vendu sa personne et l’honneur de ses filles orphelines. On lui dit et on lui écrit ce qu’elle doit dire ou lire au prix demandé.
Cela finit par la trahison de quelques dizaines d’élus et du président de la constituante B. Jaafar.
Les matous et chattes rassemblés au Bardo ne chôment pas. Ainsi Salma Baccar a une tente d’audio-visuel. La nuit, elle y diffuse des films, les siens, et d’autres plus «explicites». C’est pour encourager la «production» de chatons. Le jour, quand elle n’a rien à faire, elle enregistre les «évènements» de la Place. Il faut s’attendre à une merveille cinématographique. Oui, mais qui leur a donc «prêté» ce matériel ?
On le voit, il n’y a aucun acteur sur la scène politique. Ce ne sont même pas des comparses. De vrais minables des plus minables, des plus mélodramatiques et emphatiques, des plus répugnants qu’on puisse voir dans la vie.
Implorons le ciel pour qu’un autre assassinat ou un attentat à la bombe ne soient perpétrés par ces mercenaires du sang et de la mort.
Réaction d’Amad Salem à l’article Commémoration du 40e jour de la disparition de Med Brahmi : Marche vers le Bardo




