Les concertations entre les parrains du dialogue et les diverses parties prenantes politiques avancent, mais il n’y a pas encore de consensus sur les solutions, a déclaré, à la presse, le président du mouvement Nidaa Tounes, Beji Caid Essebsi, à l’issue de son entretien, lundi, à Tunis, avec le bâtonnier de l’Ordre des avocats, Mohamed Fadhel Mahfoudh.
Beji Caid Essebsi a indiqué, dans cette déclaration, que la crise actuelle dans le pays ne peut être réglée qu’à travers un consensus généralisé. « Plus la solution tarde, plus la crise s’approfondira », a-t-il estimé.
Le président de Nidaa Tounès a appelé toutes les parties à assumer leurs responsabilités et à coopérer pour trouver une sortie à la crise qui touche tous les domaines de l’économie, du politique, de la sécurité et du social.
Pour sa part, le bâtonnier de l’Ordre des avocats a démenti que les parrains du dialogue aient proposé une nouvelle approche pour sortir de l’actuelle crise. « L’initiative reste la même », a-t-il affirmé, ajoutant que celle-ci pourrait changer dans la forme, mais conservera ses deux points pivots: l’annonce de la démission du gouvernement et le parachèvement du processus de l’Assemblée nationale constituante.
Interrogé par TAP sur les motifs qui empêchent les différents protagonistes de s’asseoir autour d’une table avec les parrains du dialogue, il a indiqué que « le quartette propose une initiative, mais n’est pas un intermédiaire entre ces parties prenantes », invitant celles- ci à faire des concessions dans l’intérêt de la Tunisie et pour la préservation et le parachèvement du processus de transition, afin de passer à une situation pérenne.




