Tunisie : Grève générale à Djerba

La zone de Djerba Ajim a connu, mercredi, une grève générale au cours de laquelle tous les aspects de la vie économique et administrative, avec la fermeture des commerces et des établissements publics, du bureau de la poste, du siège de la délégation et de celui de la municipalité, avec l’adhésion, aussi, du transport public qui a participé à cette grève.

Ce mouvement de protestation a été, en outre, concomitant avec la grève générale nationale organisée par le syndicat général de l’enseignement de base marqué par la fermeture de la quasi-totalité des établissements éducatifs, dans la région, alors que les lycées et collèges ont fermé leurs portes. Seuls les pharmacies, les boulangeries et le service des urgences de l’hôpital local étaient ouverts.

Cette grève est observée à l’appel d’un comité d’organisation des mouvements de protestation dans l’affaire des jeunes d’Ajim qui avaient été condamnés à 10 ans de prison pour “vol et incendie du logement du chef de poste de la garde nationale d’Ajim, lors de la révolution”, avec effet immédiat.

Une marche populaire pacifique a été organisée, à cette occasion, avec la participation de nombreux citoyens, des composantes de la société civile et de partis politiques qui ont scandé des slogans dénonçant ces verdicts et la condamnation des jeunes de la révolution. Dans des déclarations à la correspondante de l’agence TAP, des participants à la marche parmi les parents et les proches des condamnés ont qualifié ce verdict de “mascarade et d’injustice”, demandant “une justice équitable et indépendante, et la réparation de cette injustice contre leurs enfants, tout en appelant à leur libération. D’autres protestataires ont considéré que cette affaire était “monté de toute pièce” et que “des jeunes ont été choisi arbitrairement”, la preuve en est, ont-ils ajouté, est qu’un des accusés était décédé”.

De son côté, le porte-parole de ce mouvement, Abderrazak Ben Daoud, a indiqué qu’un sit-in pacifique sera organisé, devant le siège du tribunal de première instance, jeudi, date du pourvoi contre ces condamnations en présence de 80 avocats pour défendre les jeunes d’Ajim. Il a menacé de durcir le mouvement, si ces jeunes ne sont pas libérés.