Tunisie – Politique : Des partis politiques imputent la responsabilité de l’assassinat au gouvernement et à l’ANC

politique-08112012Plusieurs partis politiques condamnent, dans des déclarations rendues publiques, mercredi, l’assassinat de Chokri Belaid, secrétaire général du Parti des patriotes démocrates unifié. Tout en appelant à la “retenue”, ils imputent la responsabilité au gouvernement et à l’Assemblée nationale constituante (ANC).

Le parti Al Qotb appelle « le gouvernement du mouvement Ennahdha » à assumer, entièrement, ses responsabilités pour arrêter les auteurs et les responsables de ce crime et à « reconnaître son échec à réaliser la sécurité des Tunisiens ». Il appelle, également, les membres de l’ANC à « assumer leurs responsabilités historiques pour dévoiler ces crimes et agressions répétées ».

De son côté, le Mouvement de l’unité populaire fait savoir que ces actes « terroristes » perpétrés par certains courants politiques pour atteindre leurs objectifs en « étouffant les voies discordantes » ne les fera pas reculer pour crier fort leurs opinions.

Le mouvement Wafa appelle à faire preuve de vigilance et de retenue appelant les autorités publiques à ouvrir une enquête « sérieuse » pour dévoiler les auteurs de ce « crime politique » et les traduire devant la justice.

Le Mouvement démocratique pour la réforme et l’édification exige d’« ouvrir dans l’immédiat une enquête sérieuse, de punir fermement les auteurs de ce rime » et de protéger les dirigeants des partis. Il considère que la démocratie et la liberté intellectuelle demeurent aujourd’hui menacées.

Le Parti des jeunes libres affirme que le défunt Belaid est victime d’ « un crime politique par excellence ». Il appelle, dans ce sens, le ministère de l’Intérieur à assumer son entière responsabilité à dévoiler l’identité des criminels dans les plus brefs délais et à arrêter les gangs qui disposent d’armes en Tunisie.

Pour sa part, le parti « Les verts pour le progrès » fait observer que la Tunisie n’a jamais connu depuis l’indépendance un « tel crime sanglant » à l’encontre de l’un des éminents opposants sur la scène nationale et connu par ses critiques virulentes.

Le mouvement El Fadhila appelle le ministère de l’Intérieur à fournir la protection nécessaire aux personnalités politiques pour éviter de tels crimes odieux invitant tous les politiciens à faire preuve de retenue, à rejeter toute forme de violence et à n’accuser aucune partie sans preuves matérielles.

Pour le parti Al Amen, ce qui s’est passé aujourd’hui est un signe dangereux relevant que le vrai criminel n’est pas seulement celui qui a planifié ou exécuté mais quiconque a incité et encouragé au fanatisme et au « takfir ».

Quant au parti “Al likaa” destourien, il considère que cet assassinat est la preuve de l’échec du processus actuel appelant le président de la République a décréter un deuil national et à ouvrir un dialogue national sur la violence politique en Tunisie” afin de parvenir à une feuille de route claire pour la prochaine période.

Le parti Al Moubadara (l’initiative) appelle tous les partis et la société civile et le peuple tunisien à la solidarité pour faire face à ce phénomène étranger à notre société tunisienne connue par « la tolérance et la modération ».

Le parti “Al watan” exhorte, quant à lui, toutes les sensibilités politiques et civiles à faire preuve de retenue et à être solidaires, estimant que le gouvernement a tardé à réagir à la violence politique qui est devenue selon lui ” le plus grand danger dans le pays”.

Le mouvement “El Binaa El Magharibi” souligne la nécessité d’ouvrir une enquête immédiate et d’oeuvrer effacement en vue d’identifier les circonstances de l’assassinat et d’intervenir à l’échelle internationale pour convaincre les partenaires régionaux et internationaux que les conséquences de l’éclatement de la situation en Tunisie seront lourdes pour tous sans exception”.

A son tour, le parti du congrès populaire condamne cet assassinat et toutes les formes de violence appelant au calme, au dialogue national et au consensus général “pour le bien de la Tunisie et la préservation de sa stabilité et sa sécurité”, lit-on dans sa déclaration.

DI/TAP