Tunisie : Un nouveau parti est né « L’alternative social-démocrate »

partie_politique_tunisieLa naissance d’un nouveau parti politique baptisé « L’alternative social-démocrate » vient d’être annoncée, mercredi, lors d’une conférence de presse. Ce parti qui regroupe des militants indépendants dissidents de différents partis politiques se veut une formation pour défendre les stratégies sociales de l’Etat.

La création de cette nouvelle formation qui n’a pas encore obtenu son visa, vise à regrouper des forces politiques, des partis et des personnalités nationales pour briser le principe de bipolarité, favoriser l’alternance pacifique au pouvoir et établir un Etat civil doté d’un régime Républicain, a expliqué Houssem Hammi, membre de la coordination provisoire de l’Alternative social-démocrate.

Le parti, a-t-il ajouté, tend aussi à restructurer et mettre en place des mécanismes de conception et de planification à l’échelle centrale, régionale et locale afin de contribuer à la définition des grandes orientations économiques de l’Etat. Il a, dans ce contexte, appelé le gouvernement à mettre en place des institutions financières publiques qui auront à mobiliser une partie de l’épargne nationale pour financer des projets publics notamment ceux prévus par les plans de développement.

Pour sa part, Jalel Hammami, un autre membre de la coordination du parti a estimé indispensable d’orienter le tissu industriel vers des industries à haute valeur ajoutée respectueuses de l’environnement et d’opter pour les énergies renouvelables et alternatives. D’autre part, les membres fondateurs du parti ont critiqué le rendement du gouvernement et de l’Assemblée nationale constituante (ANC), dénonçant, à ce propos, le recours de la Troïka à développer une nouvelle forme de dictature sous couvert de la religion et ses tentatives d’entraver l’exercice politique des forces de l’opposition. L’alternative social-démocrate regroupe des militants démissionnaires du parti Ettakatol, du Mouvement de l’Unité Populaire (PUP), du Parti socialiste de gauche (PSG) et du Mouvement des patriotes démocrates.

DI/TAP