Dans sa lettre rédigée depuis sa cellule, Mourad Zeghidi livre un témoignage profondément personnel et chargé d’émotion, dans lequel il revient sur son parcours judiciaire ainsi que sur une mémoire familiale intimement liée à l’univers carcéral. Il affirme notamment : « Je suis Mourad Zeghidi », rappelant son identité dans un contexte qu’il décrit comme éprouvant et répétitif, marqué par une continuité familiale où « la prison n’est pas un incident isolé, mais une trajectoire prolongée », faisant référence aux expériences vécues par plusieurs membres de sa famille à différentes époques.
Dans son récit, il insiste également sur les répercussions humaines de son incarcération prolongée, expliquant que la détention ne touche pas uniquement l’individu, mais également tout son entourage. Il évoque ses enfants et sa famille, décrivant une vie bouleversée par l’absence, les visites et la séparation, ce qui rend, selon lui, l’épreuve encore plus lourde à supporter. À travers ses mots, il met en avant la dimension intime de cette situation, marquée par la douleur et l’attente.
Sur le plan judiciaire, il revient sur les différentes étapes de son dossier, marqué par des condamnations successives et la prolongation de sa détention. Il estime que la procédure a été entachée de difficultés et de manquements aux garanties d’un procès équitable, et considère que son affaire dépasse le simple cadre financier ou fiscal. Selon lui, elle touche également à des questions plus larges liées à la liberté d’expression et au rôle critique des médias dans la société.
Dans la partie la plus forte de son témoignage, il insiste sur son refus de toute mise en avant ou récupération de son cas, déclarant : « Je n’ai jamais voulu être un héros, et je ne recherche aucune forme de glorification. » Il ajoute avec fermeté : « Tout ce que je demande, c’est que l’injustice soit abolie et que le minimum de respect physique et juridique me soit garanti en tant que citoyen. » Par ces mots, il met en avant ce qu’il considère comme une situation profondément injuste, appelant au respect de ses droits fondamentaux et à un traitement équitable.
Enfin, il conclut son message en soulignant que son expérience, aussi difficile soit-elle, s’inscrit dans une histoire plus large où se mêlent mémoire familiale, engagement et rapport à la liberté, rappelant ainsi, selon lui, que la justice et la dignité doivent rester au cœur de toute procédure judiciaire.




