Un nombre de spécialistes en chirurgie esthétique ont souligné, vendredi, la nécessité de réviser les représentations sociales et les politiques de santé liées à la chirurgie esthétique, précisant que cette spécialité constitue un acte médical visant à rétablir les fonctions corporelles altérées, mise à part son rôle dans l’amélioration de l’apparence physique et le bien être.
Les spécialistes ont indiqué dans une déclaration à la TAP, en marge de la 12e conférence de la société tunisienne de chirurgie esthétique (9 au 11 avril à Tunis) que la chirurgie esthétique n’est plus considérée comme une simple intervention visant à améliorer l’apparence physique mais s’est transformée grâce au développement technologique, en une spécialité médicale à part entière, alliant dimension thérapeutique et humaine.
Dans ce contexte, le président de la société tunisienne de chirurgie esthétique Dr Hichem Mahmoud, a affirmé que la chirurgie esthétique ne se limite pas à l’aspect esthétique, mais inclut principalement la réparation des malformations congénitales ou celles dues aux accidents, aux brûlures ou aux blessures du visage.
Il a ajouté que ces interventions peuvent mettre fin à la souffrance d’un grand nombre de patients, non seulement sur le plan physique, mais aussi sur le plan psychologique, notant que ce secteur ne bénéficie pas d’une couverture sociale, ce qui limite l’accès à la chirurgie plastique réparatrice.
Par ailleurs, Dr Hichem Mahmoud a déploré l’augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée imposé à la médecine et à la chirurgie esthétique qui a atteint 19 pc depuis 2023, contre 7 pc pour les autres spécialités médicales.
Pour sa part, le secrétaire général de la société tunisienne de chirurgie esthétique, Dr Jad Bouguila, a indiqué que plusieurs interventions esthétiques sont liées aux fonctions vitales des membres du visage, dont la rhinoplastie et la chirurgie des paupières supérieures (Blépharoplastie)
A noter que le 12ème congrès de la société tunisienne de chirurgie esthétique a enregistré la participation d’un grand nombre de médecins spécialistes et d’experts de Tunisie et de plusieurs pays étrangers tels que les USA, l’Espagne, la Colombie, l’Égypte, le Maroc, l’Algérie et la Libye.




