Le président du Syndicat des agriculteurs, Midenni Dhaoui, a indiqué lors d’une déclaration à la radio Diwan FM que les prix des moutons destinés à l’Aïd pourraient varier entre 800 et 3 000 dinars.
Il a expliqué cette hausse par plusieurs facteurs structurels et conjoncturels, notamment la sécheresse qui a fragilisé la production, la diminution du cheptel liée au trafic et à l’abattage non contrôlé, ainsi que l’augmentation du coût des aliments pour bétail, elle-même aggravée par les effets de la guerre russo-ukrainienne.
Il a également souligné l’absence d’une politique efficace de reconstitution du cheptel, appelant à privilégier l’importation de femelles ovines afin de soutenir la production locale plutôt que le recours aux viandes congelées. Enfin, il a insisté sur les difficultés de financement auxquelles sont confrontés les petits éleveurs, ce qui accentue davantage les déséquilibres du secteur.




