Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a annoncé, mercredi, la détection de cas de mildiou dans des cultures de pommes de terre, aussi bien primeurs que de saison, dans certaines zones de production. Il appelle les agriculteurs concernés à intervenir immédiatement en appliquant un traitement à base de fongicides homologués.
Dans un communiqué, le département précise que ses services spécialisés recommandent d’agir sans délai, à titre préventif ou curatif, aussi bien sur les cultures de pommes de terre que de tomates en plein champ. Cette alerte intervient dans un contexte marqué par la persistance des pluies durant les premiers jours d’avril, conjuguée à des températures modérées, conditions favorables à la propagation de la maladie.
Le ministère exhorte également les agriculteurs à renforcer la surveillance régulière de leurs parcelles et à renouveler les traitements jusqu’à l’amélioration des conditions climatiques.
Il insiste, par ailleurs, sur le strict respect des doses et des délais d’application recommandés, tout en préconisant l’alternance des familles de fongicides afin de prévenir le développement d’une résistance du pathogène.
Les agriculteurs sont invités à se rapprocher des services régionaux et centraux du ministère pour obtenir davantage d’informations et d’accompagnement.
Le mildiou, causé par l’agent pathogène Phytophthora infestans, est une maladie particulièrement destructrice qui affecte les pommes de terre et les tomates. Elle attaque les feuilles, les tubercules et les fruits, entraînant leur pourrissement. En conditions humides, sa propagation est rapide et peut détruire une culture entière en l’espace de quelques jours en l’absence de traitement.




