Le SNJT condamne l’assassinat, par l’entité sioniste, de trois journalistes au Liban

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a condamné, samedi, le « crime odieux » commis ce samedi par l’occupation israélienne, après une attaque délibérée visant des journalistes en exercice dans le sud du Liban.

Cette frappe a coûté la vie à la journaliste Fatima Ftouni, correspondante de la chaîne Al Mayadeen, au journaliste Ali Chouaib, correspondant de la chaîne Al Manar, ainsi qu’au cameraman Mohamed Ftouni, lit-on dans un communiqué du syndicat.

Le SNJT a, à cette occasion, affirmé que cet acte ne peut être considéré comme un incident isolé, mais s’inscrit dans une « politique systématique » visant les journalistes et les médias, tant au Liban que dans les territoires palestiniens occupés, dans le but de faire taire les voix libres et d’empêcher la diffusion de la réalité sur le terrain.

Il a également souligné que cette attaque constitue un « crime de guerre » et une violation flagrante du droit international humanitaire, en particulier des dispositions des Conventions de Genève, qui garantissent la protection des journalistes en tant que civils en période de conflit armé.

Le Syndicat a en outre estimé que la répétition de telles attaques reflète une volonté de contrôler le récit médiatique, en entravant le travail journalistique et en empêchant la couverture des récits alternatifs, notamment ceux liés à la résistance, dans une tentative d’imposer une version unique des faits et d’occulter les violations commises.

Exprimant sa solidarité totale et inconditionnelle avec les familles des victimes et leurs confrères, le Syndicat a affirmé que ces attaques ne dissuaderont pas les journalistes d’accomplir leur mission, mais renforceront, au contraire, leur détermination à continuer de rapporter les faits et à dénoncer les violations, malgré les risques.

Il a réitéré son soutien à tous les journalistes opérant dans les zones de conflit, confrontés à la violence, alors qu’ils défendent le droit du public à l’information.

Le Syndicat a, enfin, appelé la communauté internationale, en particulier l’Organisation des Nations unies et les organisations de défense de la liberté de la presse, à assumer leurs responsabilités juridiques et morales, en prenant des mesures urgentes et concrètes pour mettre fin à l’attaque des journalistes, ouvrir des enquêtes internationales indépendantes et transparentes afin de traduire les responsables en justice et mettre un terme à l’impunité qui constitue une menace directe pour la liberté de la presse et les valeurs universelles.